Que faire ce week-end d’automne : 7 idées pour chasser l’ennui

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Fin octobre, le week-end tient dans une veste. Sept idées, aucun horaire inventé.

Les journées ont déjà raccourci, les pulls sont ressortis, et la Toussaint — le 1er novembre, chaque année — approche. On n’a pas besoin d’un festival pour s’occuper. Ce week-end d’automne, comme les suivants tant que les couleurs tiennent, se passe très bien sans billet, sans tarif annoncé au hasard, sans salle dont on ignore l’affiche. Sept idées, près de chez vous. Elles marcheront encore l’automne prochain.

Une forêt, à portée de bottes

La France a des forêts domaniales, des bois communaux, des chemins balisés qui ne demandent pas un guide. Fin octobre, la lumière tombe tôt et le sol est souvent mouillé : c’est pour ça que la balade vaut le coup. Les feuilles font le décor. Les châtaignes, là où les arbres en portent, craquent sous la semelle. On ne ramasse que ce qu’on sait nommer, et on laisse les champignons à ceux qui les connaissent vraiment.

En cette saison, des chasses ont lieu dans bien des massifs. Un panneau à l’entrée, un avis en mairie, et l’on change de chemin. Une couche de plus que le matin ne le suggère, une gourde, et le retour avant que le sous-bois ne devienne sombre. Dites à quelqu’un où vous allez. Inutile de viser une forêt célèbre pour que ce soit une sortie.

Un village qui sent le feu de bois

Une bourgade à une demi-heure, pas une capitale. La place, la boulangerie si elle ouvre, l’église quand la porte est entrebâillée, une rue qui descend vers une rivière ou un lavoir. Beaucoup de communes tiennent marché le samedi ; beaucoup n’en tiennent pas. On regarde avant de partir, plutôt que d’arriver devant une porte close.

Le plaisir n’est pas une attraction. C’est une tarte encore tiède, un banc dans le soleil bas, un clocher qui ne vous doit rien. On rentre avec les poches un peu grasses, et la sensation d’avoir quitté le canapé. Pour un samedi, c’est déjà beaucoup.

Le goûter de saison, sans spectacle

Si la forêt était trop mouillée, la cuisine fait le voyage à votre place. Potimarron ou potiron en soupe, pommes au four, une poignée de châtaignes incisées si vous en avez trouvé de saines. Sinon, les pommes suffisent. De l’eau, du sel, un four, un peu de patience : rien là-dedans n’exige une recette de chef. Mettez la table même si vous n’êtes que deux. L’automne aime les bols chauds, et ça sent meilleur que l’ennui.

Une soirée film, rideaux tirés

Pas de séance à réserver, pas d’horaire à deviner. Un film que vous avez déjà sous la main : celui que les enfants réclament depuis septembre, ou celui que vous remettez depuis le printemps. Lumières basses, un plaid, le reste de soupe s’il y en a. Le titre compte moins que le rituel. Pluie sur une vitre, un train, une maison où l’on rentre : l’automne, au cinéma, tient souvent là-dedans. Si personne n’est d’accord, on tire à la courte paille. L’ennui s’en va dès que l’image s’allume.

Une table, des cartes, pas d’écran

Un jeu déjà dans le placard, un paquet de cartes, une partie dont on a oublié la moitié des règles et qu’on réinvente sans honte. Certaines médiathèques prêtent des boîtes, les jours où elles ouvrent. Les horaires changent d’une ville à l’autre : on vérifie avant de traverser la commune pour une porte fermée. Une heure suffit. Deux, si quelqu’un conteste un point. On n’a pas besoin d’un tournoi. On a besoin d’être dans la même pièce, sans écran sur les genoux.

Une heure sans programme

Écrivez une carte à quelqu’un qui n’attend rien. Triez dix photos, pas l’album entier. Appelez un proche et parlez du temps qu’il fait — ce sujet que l’on moque, et qui, en octobre, devient enfin une conversation. Le week-end n’est pas une case à remplir. C’est aussi un trou volontaire, une heure où l’on ne produit rien de montrable. Si cette idée vous semble trop calme, c’est souvent qu’elle est la bonne.

Le petit départ, pas le grand

Envie de dormir ailleurs ? Gardez le trajet court. Une heure de route, une nuit ou même pas, un retour avant que la nuit ne tombe d’un coup. Des couches, un encas, le plein fait avant, et aucun château « à ne pas manquer » choisi sur un nom lu trop vite. Une rivière, une forêt, une chambre simple : le décor fait le travail.

On ne promet pas le village le plus photographié de France. Un dimanche avec les joues froides et une pomme dans la poche, c’est déjà un week-end. Les grandes vacances attendront. L’automne, lui, est là.