Bagages en trop

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Neuf vols. La même règle. Plus cher.

Éric part quatre mois. Une jambe internationale. Puis une kyrielle de sauts. Deux heures. Trois heures. Des bureaux satellites. Trop de bagages pour un porte-documents.

L’agence avait mis de l’affaire. Les sièges avaient l’air d’un plan. Les RH torpillent. Tout le domestique en économique. Sans exception. La firme paiera le surplus de bagages. La phrase se croit économe.

Passer en affaire, sur ces vols : environ neuf cents euros. Les surplus : environ trois cents, fois neuf trajets. Plus de dix-huit cents. L’addition a un sens. La circulaire, un autre.

Éric aurait pu être assis. La firme, moins dépensière. Les deux d’un coup. Ce n’était pas un luxe. C’était une soustraction.

La règle est la règle. Il s’assoit où on lui dit. Les valises, elles, voyagent en trop. On les paie. On les paie encore. À chaque escale trop courte pour tout rouvrir.

Personne n’aime un exceptionnel. Tout le monde aime un plafond. Ici, le plafond a un trou. Les sacs passent dedans. L’argent aussi.

Éric ne plaide plus le dossier. Il a les étiquettes. Il a les sièges. Il a la preuve qu’obéir coûte plus cher que céder. C’est déjà un rapport. Ce n’est pas un remboursement.

Les RH peuvent encore aimer l’économique. L’agence, l’affaire. Les quatre mois tiendront les deux. Plus le surplus. Toujours le surplus.

On peut refuser un siège. On refuse moins bien une facture. Éric pose le bagage. La règle, elle, reste assise. En éco. Plus cher.