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#humour

120 articles

Open space SAV, dossier vide, écran de stats éteint, porte de direction fermée.

Sauf si je demande

Manon arrive au service clients. Sandrine, la chef, passe ses journées sur les réseaux et enterre les problèmes pour que le sien reste content. Pendant une démo, Manon propose une méthode d’un ancien poste. Sandrine, en public : pas de suggestions, pas d’aide, sauf si je demande. Fais ce que je dis. L’équipe contourne Sandrine dès qu’elle n’est pas là. Des années plus tard, le supérieur saute. Sandrine reporte au président, panique : des stats téléphone pour cet après-midi, aucune idée. Hélène, qui sait que Manon sait : tu ne lui dis pas, hein ? Manon : elle ne veut d’aide que si elle demande. Elle n’a pas demandé. Sandrine entre les mains vides. Virée dans la semaine.

Porte d’embarquement, pile de valises surtaxées, siège éco, coupon affaire déchiré.

Bagages en trop

Éric part quatre mois. Une jambe internationale, puis une kyrielle de sauts domestiques de deux ou trois heures, bureaux satellites, beaucoup de bagages. L’agence avait mis de l’affaire. Les RH torpillent : tout le domestique en éco, sans exception. La boîte paie le surplus de bagages. Passer en affaire : environ 900 euros. Les surplus : environ 300, fois neuf vols, plus de 1 800. Il aurait pu être assis. La firme aussi, moins dépensière. La règle est la règle.

Rayon audio, caisson, ampli, kit de câbles, ondes graves sans paroles.

Le caisson sans paroles

Yassine aide, si on lui demande. Un client désigne un caisson, le carton, l’ampli, le kit. Il paie. Zéro question. Des jours plus tard, il revient, furieux : aucun « mot » ne sort, peu importe les boutons. Yassine explique : un caisson, c’est le grave. Il fait entendre les enceintes seules, le caisson seul, les deux. Le client : pourquoi vous ne m’avez pas dit ? — Vous n’avez pas demandé. Vous aviez l’air de savoir exactement ce que vous vouliez.

Table de dîner, deux clés dans une coupelle, crochet vide, cartons de déménagement.

Pas de clé pour belle-maman

Chloé et Antoine ferment sur leur première maison. Trois ans à mettre de côté. Au dîner, Josette demande quand elle aura un double, « pour les urgences ». Chloé : aucune clé prévue pour la famille. La maison est à eux. Pas d’entrée sans prévenir. Josette : je suis sa mère, j’en dois une. Chloé rappelle l’ancien appart, la nourriture apportée pile quand ils étaient occupés. Plus tard, Antoine parle d’humiliation. Élodie exige des excuses. Chloé : ce sont des limites de primo-accédants, pas une prise de pouvoir. Un double dans le dos, et il faudra en parler. Une phrase honnête à table, ce n’est pas une humiliation.

Salle de réunion vide, badge de sécurité, deux chemises de brevets, carton de bureau.

Vous êtes sûrs

Gérard a cinquante-cinq ans, un métier quasi unique, une activité annexe déclarée, un contrat syndiqué. Pas d’heures gratuites, sauf urgence. Le nouveau management veut des soirs offerts et des applaudissements. Ils le prennent sur un mail d’annexe, en pause, sur le portable pro — la DSI l’autorise. Licenciement pour « vol de ressources ». À table, deux fois : vous êtes sûrs ? Oui. La sécu l’escorte. Le syndicat annule. L’avocat envoie une mise en demeure déjà prête sur deux brevets. Les RH le supplient. Il consulte à six fois le taux. Prud’hommes : trois mois et vingt-quatre de rupture. Il reste à vingt heures, au tarif taxe. Le pot de bonus paie.

Salle des profs, horloge à 8 h 28, tasse de café, téléphone face contre la table.

Quarante-cinq minutes

Inès n’est pas prof. Soutien, déléguée. Service à 8 h 30. Elle arrive souvent à 8 h 15, café, puis le bureau. Patricia fait un théâtre si le café arrive au bureau à 8 h 33. Le déjeuner non payé fait 45 minutes dans la convention. Patricia la veut de retour à 13 h 40, fin de la cantine. Inès ne peut pas commencer avant 13 h. Donc elle rentre cinq minutes dans les cours. On lui propose de payer les cinq. Elle refuse : la pause est dans le texte ; la couper, c’est du majoré. Elle prend les 45. Les minutes de trop, un fil. Elle arrive encore vers 8 h 15. Elle boit en salle. Jamais au bureau avant 8 h 28.

Nuit, concession poids lourds, camion près d’un pont ouvert, pistolet à graisse.

Un graissage pour la nuit

Nadia écrit les bons, concession poids lourds ouverte 24 h près d’une sortie. Devant : une heure max, pas la nuit. Roland chasse les trop garés. Un chauffeur à barbe grise, fournisseur, dit qu’il dort là depuis des années. Nadia : les fournisseurs ne sont pas exemptés — mais si le camion est en atelier, on peut dormir dedans tant que c’est ouvert. Sans une seconde : « Il me faut un graissage. » Il se gare comme il faut. Le bon n’entre pas tant qu’il n’a pas donné la place. Nadia part deux heures plus tard. Elle ne le revoit pas. Roland est furieux. La règle le permet. Entièrement.

Allée de lotissement, motos et petite voiture, deux berlines sur une rue étroite.

Trois véhicules maximum

Baptiste collectionne. Quatre permis sous le même toit. L’ancienne règle disait « un véhicule classe C par allée » — classe C n’existe pas pour les voitures. Il remplit le garage, cinq dehors. Les courriers meurent dès qu’il demande la définition. Un an plus tard : trois véhicules max, voté à 85 %. Il obéit. Deux voitures sur la voie publique, cédée à la ville. Artère trop étroite, motos et smart seulement, demi-tours partout. Nouveau vote : autant de véhicules immatriculés qu’on veut. L’allée en tient neuf.

Bureau de nuit, tableur d’heures, casque, calendrier avec une semaine cerclée.

Le repos compensateur

Mehdi est seul sur le support d’un énorme projet télécoms. L’astreinte double presque le salaire. La direction veut passer aux récupérations dans deux mois. Il enchaîne un mois d’heures en plus, la file descend. Il montre à Olivier le tableur : une semaine d’astreinte = 41 heures de repos, contrat à 37 — il devrait poser toute la semaine suivante, payé par le projet. Le flux s’écroule. On ne peut se plaindre ni des heures, ni de la règle. Deux semaines plus tard, c’est « reporté ». L’équipe passe de 1 à 4. Mehdi glisse vers le dev. Le projet n’est jamais passé en récup.

Maison de 1930 au bord du lac, poêle allumé, clipboard de règlement barré.

Le poêle hors association

Théo a vingt-cinq ans et une maison de 1930 au bord de l’eau. Chauffage : poêle et cheminée. Corinne, voisine d’un chantier tout neuf, ne croit pas qu’il soit propriétaire. Elle demande les parents. Puis le règlement bois. Il n’est pas dans l’association. Elle revient avec un « inspecteur ». Le mensonge tient une phrase. Théo les met dehors. Il documente. Ils n’ont aucune prise.

Table d’aéroport, steak et fruits de mer, carte d’embarquement, note de frais.

Les steaks à l’aéroport

Karim se fait retoquer un dîner de chaîne à dix euros, rentrant de l’aéroport : les repas ne comptent que pendant le « vrai » déplacement. Il dîne dès lors au départ, keto, steaks et fruits de mer. Mille cinq cents euros en plus. Les notes veulent une explication. Il l’a : vous avez dit l’aéroport, et je vends mieux nourri. La règle s’élargit. Il relâche les steaks. Un peu.

Pente, allée de terre neuve, pick-up rouillé en travers, mot sous l’essuie-glace.

Le pick-up sur l’allée

Gaspard construit sur le terrain vague et taille une allée en partie chez Odette et René, sans demander. Cicatrice énorme. Il nie. Les bornes, non. Pas de procès cher, pas d’écrasement non plus. Joël, père d’un ami, gare son pick-up rouillé en travers, chez eux, mot et numéro. Le chantier n’atteint plus le site. Pas de portage à la main, pas de remorquage. Gaspard paie une servitude. Joël a des caisses de bière.

Palier de nuit, sonnette allumée, horloge à 23 h 30, place numérotée par la fenêtre.

Sonnette à vingt-trois heures trente

Premier appart, une place numérotée. Noé demande poliment à Kenza s’ils peuvent parfois payer la sienne, souvent vide. Elle trouve ça mal élevé : c’est pour les invités. Des jours plus tard, sonnette à 23 h 30 : c’est eux, garés là ? Une amie en avait besoin. Aline : on ne sonne pas à cette heure. Pas d’excuse. Plus tard, une voiture dans LEUR numéro. Aline la bloque. Frère d’un coloc, « d’habitude prise ». Elle montre les visiteurs. Civile. Limites nettes.

Hall de bureau, manteau sur une chaise, deux tasses, badge, téléphone en vocal.

Maman au nouveau boulot

Léonie, 27 ans, deuxième semaine. Monique, 66 ans, débarque deux fois sans prévenir, « juste pour causer ». La première, à l’accueil, passe. La seconde, Léonie est en formation derrière : une collègue lance « ta mère est là ». Vocal gentil : préviens, sauf urgence. Deux jours de silence. Léonie se sent coupable d’une limite d’adulte.

Atelier informatique, disques DVD-RW, disque externe, facture de frais logiciels.

Les frais logiciels

Julien, tech en grande surface. Maxime invente des diagnostics pour ses chiffres de promotion. Un blâme bloque. Plus tard, jour off : Maxime et Blandine l’accusent d’avoir formaté un PC et laissé des DVD vides, refusent qu’il voie le disque « retrouvé vide ». Vente forcée. Il démissionne. Le client récupère ses données — Maxime avait effacé les DVD-RW. Julien atterrit au dépôt prestataire. Des mois de frais logiciels sur tout ce que Maxime expédie, plus les tickets volés. Magasin de 1 à 5. Maxime perd prime et poste. Blandine vire. On lui rendrait le job. Il dit non.

Cabine de camion, appareil photo, Polaroids qui inondent un écran de bureau.

Vingt photos par arrêt

Loïc, routier. Photo obligatoire si le bon dit résidentiel. Valérie veut le blâmer pour une photo manquante sur une livraison pro, non résidentielle — le nom d’un salarié de chantier. Marc lui donne raison. Le lendemain, Loïc photographie chaque arrêt. Valérie doit valider chaque cliché. L’ordinateur plante trois fois. Vingt photos au même quai. Elle ordonne d’arrêter ; il cite la règle. Blâme pour zèle, déchiré. Il continue, par dépit.

Vieille Citroën DS crème déchargée d’une dépanneuse, deux voitures bloquées.

La DS du proprio

Hervé, nouveau voisin d’en face, squatte deux places réservées, puis barre l’entrée utilisée par l’ambulance d’un dialysé. Amendes impayées. Il refuse de bouger : il se gare où il veut. Armand, le proprio, rentre de loin, fait décharger une vieille DS — la Grenouille — devant les deux voitures. Hervé recule dedans. Plaintes, restauration assurée, tribunal, deux mille euros, leasing rompu. Il ne se gare plus là.

Rayon ustensiles, épluche-légumes sous une lumière, étagères floues.

Le truc qui fait le truc

Camille, en rayon, se fait demander « le truc qui fait le truc », « c’est pour des affaires », avec des gestes vagues. Dix minutes de questions. La cliente désigne enfin un objet sans rapport — un épluche-légumes. Camille frôle les larmes.

Parking d’immeuble la nuit, arroseur, voitures sous une croûte de glace.

Le parking glacé

Sylvain a deux immeubles, seize places privées. Des inconnus s’y garent ; l’un traverse les buissons pour s’échapper. Au réveillon, plus une place, la rue bloquée, fourrière trop loin, sous zéro. Il arrose cinq heures à l’eau chaude de la buanderie. Tout gèle. À 4 h, on frappe. Les flics étouffent un rire. L’« ami » quelques portes plus loin avait envoyé tout le monde. Amendes et enlèvements, une fois les voitures prises dans la glace.

Allée vide à l’aube, clés de location, reçu de taxi, horloge à six heures.

Plus de dépôt à domicile

Le service voyages interdit le dépôt à domicile des locations : quatorze euros. Théo et les autres appliquent. Agence fermée à 6 h le lundi : prise le dimanche, Léa garde la familiale, taxis à 35-40 euros, heures sup. Deux cents euros de courses, quatre heures et demie à 80 euros. Voyages n’a pas ce budget. Les projets, si. Les chefs explosent. La règle tient moins d’une journée.

Table de cuisine, toque de diplôme sur une valise, addition, frigo ouvert, carte de plage barrée.

Paye tes propres vacances

Inès, 25 ans. Michel a toujours préféré Florian, l’aîné paresseux : larmes pour ses victoires, commentaires pour les siennes. À sa remise de diplôme à l’étranger, il a trouvé le dîner trop cher, le lit mauvais, le frigo au kimchi. Indépendante depuis 21 ans, elle monte une boîte avec Adrien. Michel dit que s’ils offrent vacances ou voiture, pas besoin de trop dépenser. Elle : paye tes propres vacances, t’as un travail.

Banquette de resto, cartes de réduction, mégaphone, ondes sonores, tabliers en cercle.

Joyeux anniversaire trop fort

Manon encadre Gérard, serveur plus âgé, timide. Une table de la vingtaine, menée par Océane, le tourmente : hors carte, zéro gentillesse. À la fin, elle révèle qu’elle est formatrice dans un autre resto de la même chaîne, empile remise employé et plusieurs anniversaires. Manon et Martial refusent. Ils ramassent tout le personnel libre, même la plonge, et hurlent la chanson maison. Oreilles couvertes. Martial appelle l’autre salle : Océane est virée au pupitre, en larmes.

Ruelle de resto, bus qui part, horloge, plat de pause sous la lampe.

Quatre minutes de retard

Le resto de rêve ferme. Antoine prend un remplacement en salle : le cauchemar. Engueulé pour quatre minutes de bus : le plat de pause de quelqu’un a « figé ». Après trois jours malades — il a failli tomber au service — Sandrine l’appelle la veille de la reprise, examens ou pas. Il redoute les shifts. Mou, ou salle toxique.

Table de conseil, urne déchirée, plante fanée, ordre du jour à l’adresse cerclée.

On a humilié le syndicat

Coalition de quartier contre le conseil et la gestion : réunions secrètes, règles sélectives, mémorial de vétéran traité de plantes mortes, appels d’offres louches, décompte d’élection trop rond, mail où l’on admet pourrir la vie d’un dissident. Raymond perd large, un autre démissionne, la gestion part avant d’être virée. En partant, elle met un jardin conforme à l’ordre du jour, adresse complète. Encore une pièce pour l’État.

Bureau de nuit, diplôme, billet de cinquante euros, manuels sous la lampe.

Cinquante euros de plus

Nadège passe encore une qualification liée au métier : temps, argent, soirs sur les manuels. Augmentation : cinquante euros par mois. La charge et les attentes montent. L’employeur chante le développement professionnel, puis paie le couplet le plus court. Elle arrête de monter de niveau gratuitement.

Comptoir de caviste, bouteille ambrée, ticket de loterie, tambour de tirage.

Pappygate

Famille de collectionneurs de bourbon. Loterie de Thanksgiving chez le caviste : cent euros pour une licorne à sept cents. Fabrice ne peut pas y aller. Céline, qui s’en fiche, y va à sa place et emmène Justine. Justine a son numéro, est appelée tôt, achète le graal. Fabrice parle de « son » bourbon, de Pappygate. Elle n’a jamais été sa remplaçante. Elle l’ouvrira avec lui. Elle ne le donnera pas.

Bureau d’ado, console cadenassée, cartouche flash, icônes de jeux qui s’effacent.

Le cadenas Switch

Mathis, 14 ans, a une Switch 2. Yves branche une cartouche flash bon marché, icônes de jeux non achetés, lance un titre une minute. Mathis panique, pense au ban, efface, pose un cadenas, interdit la cartouche. Des mois plus tard, la console est encore en ligne. La maison, moins.

Bureau, enveloppes transfert et copie, tableur à cellule rouge, tasse de café.

Transférer, pas CC

Patrice, chef du même âge qu’Hélène, VP, insiste : transférer certains mails, pas les mettre en copie. Il la gronde ensuite pour avoir transféré au lieu de CC, faille de process. Elle rappelle la consigne. Il invente un autre « faux » sur un tableur, un changement sorti de l’instant. À son niveau, elle trouve ça hilarant.

Voiture de nuit, manette allumée, téléphone face contre le tableau de bord.

Le check-up Fortnite

Chloé doit jouer vers 22 h avec Timothée, l’ex. Il disparaît sans prévenir. Elle écrit, appelle, roule vingt minutes, reste dans la voiture, prévient qu’elle est passée, rentre. Il dormait, téléphone en silencieux. Il trouve ça grave bizarre, se plaint des reels. Elle s’excuse pour la visite. Pas pour s’être inquiétée.

Cuisine vide, frigo ouvert, bouteille de vin, facture sur l’îlot.

Le gardiennage facturé

Salomé part une semaine, maison vide. Élodie fuit une proprio à douches chronométrées et caméras dans la cuisine. Frigo plein, vin, streaming, amis bienvenus, zéro tâche. Plus près du boulot. Au retour, Élodie réclame cinq cents euros de « gardiennage ». Salomé refuse. Élodie comptait sur cet argent.

Caisse de magasin de bricolage, terminal en erreur, téléphone en lévitation, carte de débit.

Cinq fois Apple Pay

Marine, caisse d’un magasin de bricolage. Ici, on n’a jamais pris Apple Pay — Samsung, un temps. Philippe jurerait que si. Il pose le téléphone cinq fois, le terminal refuse, il soutient qu’elle ne connaît pas le pad. Il paie enfin en débit.

Réception d’hôtel, clés, pictogramme de parking, drapeaux, sacs de voyage.

Réception en russe

Réception d’hôtel en Bulgarie. Des couples gréco-russes. Oleg s’adresse à Milena en russe. Elle répond en très bon anglais. Il répète plus fort, plus lent, pour le parking. Elle mime qu’elle ne parle pas russe. Il demande à Yannis, en grec, ce qu’elle dit. Yannis répond en grec, puis lui pose la question du parking en anglais parfait. Les clés. Milena est brisée.

Petite rue, voiture stationnée trop longtemps, mot sous l’essuie-glace, tondeuse bloquée.

L’Airbnb au bout de la rue

Ghislaine, l’autre bout d’une petite rue, se gare des jours devant chez Tristan : plus de tonte, plus de livraisons trop grandes. Un mot poli sur le pare-brise. Elle insulte un autre voisin, parle de voie publique. Il gare sa propre voiture. Elle fait un doigt à la sonnette, laisse des mots. Il trouve un Airbnb interdit par le comté. Des années d’amendes à deux cent cinquante dollars. Ordonnance. Elle ne se gare plus là.

Table dressée pour cinq, filet et queues de homard, pizza surgelée sur le plan.

La pizza surgelée

Delphine offre un dîner cher à cinq vieux amis : filet et queue de homard, trois cents dollars, une assiette chacun. Sébastien arrive avec Mila, non annoncée. Les portions ne se coupent pas nettement. Delphine propose pizza surgelée, plat surgelé. Sébastien explose, parle d’hostilité. Ils partent. Elle se demande si elle a eu tort.

Bureau à la maison, mouchoirs, téléphone décroché, voyant rouge d’un portable.

Le rhume enregistré

Aurélie appelle, gros rhume. Bertrand interdit de prendre le jour, commence : il sait qu’il y a des jours maladie payés, mais—. Elle fait un bip, prétend qu’une appli enregistre, l’invite à continuer. Il raccroche. Elle se sent mieux en deux jours. Elle en prend quatre, au cas où.

Vieux fax à bobine, papier thermique en cascade, port et grues au crépuscule.

Le fax de sept cents pages

Permis de plongée au port. L’agente habituelle, Francine, est absente. Josiane, plus difficile, refuse le mail : il faut faxer le plan de sécurité entier. Étienne envoie les sept cents pages sur un vieux fax à bobine, relance automatique. Il dit ne pas savoir l’arrêter. On retire Josiane des permis. Francine rit, en rentrant.

Table de cuisine la nuit, téléphone à clapet, calepin à trois traits, écran cathodique.

SMS hors bureau

Noémie n’a pas d’accès distant. Les systèmes datent de 1998. Colette, la responsable de bureau, envoie trois SMS hors horaires, des questions non urgentes qu’elle pourrait chercher au travail. Noémie coupe le numéro. Elle facturera le travail hors horaires. Rien ici ne vaut un texto de nuit non payé.

Couloir de data center la nuit, rack éteint, mail imprimé, sac de camping.

L’autorisation du président

L’équipe info : zéro heure sup sans autorisation écrite préalable du président, sans exception. Mail. Deux jours plus tard, le routeur du data center meurt à 21 h. Joëlle appelle. Rémi refuse : le président campe, injoignable. Elle répare toute la nuit. Le matin, elle crie jusqu’à ce qu’il tende le mail au DSI du client. La règle est annulée l’après-midi.

Porche de banlieue, tracts, porte ouverte, chien avec un hot-dog.

Le syndicat inventé

Pas de syndicat dans le quartier. Des nouveaux en organisent un : réunion, sondage biaisé, porte-à-porte. Loïc, « membre » d’un conseil qui n’existe pas, frappe pendant que Maëlle est malade et pousse. Baptiste, en short, le porte jusqu’à la rue. Loïc part en six mois. Le syndicat jamais. Le chien a un hot-dog.

Buanderie, sèche-linge ouvert, linge brûlé, bail annoté et tournevis.

Le sèche-linge hors bail

Le sèche-linge de Coralie grille trois cents dollars de linge. Armand refuse : le bail ne comprend pas les machines. Elle répare de sa poche. Avant le départ, elle vend lave-linge et sèche-linge. Il les réclame. Elle lui cite sa ligne. Dépôt, réparation, vêtements : à peu près zéro.

Salon londonien, bureau et lumière de visio devant la télé, canapés déplacés, cartons.

Le salon à temps plein

Colocation londonienne, loyer égal. Yasmine est peu là. Éric, devenu consultant, installe bureau et caméra dans le salon, du matin au soir. Il refuse le sous-sol qu’il paie. Nora a la plus petite chambre. Elle a demandé. Elle pense à lui demander de partir. Elle vit dans son bureau.

Poste de cuisine de bar, ruban de masquage, horloge, verres et glaçage.

Pointer à la seconde

Bar café-vin, recettes de Gérard, horreur des heures sup, pourboires du soir pour lui. Salomé colle l’heure de sortie sur le poste, part en plein service si besoin. Deux semaines de préavis : virée le soir même. Une semaine de chômage, nouveau poste. Le lieu ferme après dix ans.

Bureau de finance le soir, ordinateur, liasses Excel, brouillon de mail.

Démission sur le champ

Antoine devait automatiser. On l’a mis sur la compta de fin de mois, sur des tableurs d’un autre âge. Béatrice méprise un renouvellement énorme ; Gilles râpe. Un plan d’amélioration à côté du poste. Il se met en maladie, démissionne sur le champ : rôle, culture, modèle, santé. Il ménage les collègues propres.

Entrée d’appartement, laisses vides au mur, gamelles, calendrier de mariage, téléphone.

Les chiens sans consigne

Manon, crise, ambulance. Léonie part à l’anniversaire de Théo une fois les secours partis. Romain écrit pour cinq ou six chiens ; elle propose de rentrer, il reste neutre. Au retour : dix minutes de hurlements, un texte blessé, plus de confiance, un promeneur payé pour le mariage. Elle reste chez Théo.

Bureau, écran aux icônes énormes, tasse, loupe dans la barre des tâches.

Trois jours à quatre cents

Aline, 34 ans, tout est énorme : la corbeille a la taille d’une tasse, elle fait défiler pour voir trois icônes. La résolution est bonne. C’est la loupe, oubliée. Hugo, le développeur qu’on prend pour l’informatique, règle ça d’une touche. Elle a tenu trois jours, sans rien dire, par peur d’avoir cassé.

Bureau à moitié vide, chaises manquantes, livret du personnel, tasses froides.

Tout le monde est remplaçable

Solène, adjointe touche-à-tout, cinq ans et demi. Nouveau propriétaire : les alertes sécurité et qualité la fatiguent, tout le monde est remplaçable, plus de détour par Solène. Elle raconte le soir, pose deux semaines. Le mois suivant, la moitié s’en va. Le site reste à l’ancien nom. Les clients aussi s’en vont.

Petit chat noir en harnais dans un jardin de fleurs, débroussailleur posé, WC au loin.

Le regard du chat

Élodie a un petit chat noir, craintif, en harnais. Hervé a déjà rasé six ans de jardin mellifère, balancé un WC dans les plants ; Karine a menacé les bêtes. Le jour où il revient avec le fil, elle lâche la laisse. Le chat s’approche, fixe, jusqu’à ce que Hervé recule.

Rue enneigée, tas mal pelé, pelle, chaise d’hiver, trois portes de brique.

La place sous la neige

Après la tempête, Olivier pelle mal une place publique et jette la neige vers Inès. Sa voiture part une semaine et demie ; elle se gare trois jours. À midi, il pelle « sa » place, puis frappe à la porte. Elle n’ouvre pas. Rue publique, règles tacites.

Salon à l’aube, vieille box sous la télé, télécommande, lumière froide.

La box à l’aube

Camille a quitté chez Sylvie. La vieille box reste branchée à ses comptes : recommandations d’enfants, faits divers, ses listes à elle. Elle demande qu’on sorte ; Sylvie hurle. Coupure à distance, puis retour. À l’aube, remise à zéro. On la traite d’avare. On exige des excuses.

Hangar, voiturette sans volant, notes collées, casier, barbecue et orchidée en papier.

La chasse au volant

Lucas, tout nouveau, dit à Mathieu d’ignorer le grade au-dessus : il est responsable de la production. Le lendemain, sa voiturette pour le major n’a plus qu’un boulon au volant. Mathieu l’enlève. Une chasse, des notes, le volant derrière la grille. Le major comprend pourquoi Lucas a tourné toute la journée.

Balancelle fraîchement accrochée chez le voisin, allée, fourré vide, panneau Défense d’entrer.

La balançoire du voisin

En janvier, Claire pose portique et balancelle. La crue les emporte. Ils récupèrent le portique dans leurs arbres. Le banc tombe dans le fourré d’en face : panneaux, police, insultes. Un matin, il est vissé chez les voisins, tourné vers elle.

Table de cuisine, deux trousseaux, trois tasses, carton de déménagement, mot posé.

La copine du coloc

Sophie et Nathan n’ont jamais été ensemble. Il a une copine ; vers le troisième rendez-vous, elle est mal à l’aise. Dîner à trois, puis il veut partir — le parking, puis elle. Si elle s’en va, il reste. Civil, et sidérant.

Caisse de boutique, fleurs artificielles posées, sacs en papier derrière le comptoir, tabouret vide.

Le plus grand sac

Margot attend derrière une cliente et des fleurs artificielles. La caissière, âgée, n’a pas le droit aux grands sacs. La cliente jette, exige un remboursement, cherche un témoin. Margot la recadre. Un merci, un bon.

Salon le soir, popcorn, deux verres, veste sur une chaise, porte de chambre entrouverte.

La coloc de l’ex

Adrien coupe les ponts après le harcèlement du cercle de Chloé. Elsa l’invite pour un film. Vers la fin, elle dit que l’ex a emménagé. La chambre s’ouvre. Chloé sort. Il part.

Palier d’immeuble, tas de chaussures dépareillées, paillasson, issue au fond.

Les chaussures du couloir

Céline, au conseil, laisse sept paires dans le palier. Léa dit le risque. « Il déménage dans deux semaines, ça gêne ? » Deux paires s’ajoutent. Léa choisit ses batailles : la fumée, la porte, déjà.

Salle de réunion vide, ordinateur, casque, deux tasses, téléphone avec un point d’interrogation.

Le compte-rendu automatique

L’outil de notes envoie le résumé à tous les invités. L’équipe descend un client deux minutes avant l’appel : planning gonflé, départ probable. L’appel se passe bien. Le client reçoit tout. Le chef envoie « ? ».

Palier fatigué, alarme démontée, tableau électrique, presse-papiers d’inspection, plan de métro.

Les inspecteurs

Mail des propriétaires : inspecteurs, obligatoire, coopérez pleinement. Ce n’est pas une tempête : un acheteur. Pauline dit les alarmes fausses, l’électricité, les murs, le métro, le remboursement du premier mois, les baux trop courts.

Hall de restaurant à 21 h 15, chaises empilées, seau, neon FERMÉ, sol encore sale.

Sous aucun prétexte le hall

Karim autorise Julien à fermer le hall. Valérie, manager auto-proclamée, l’interdit « sous aucun prétexte ». Il ferme seul. À 21 h 15, le hall est sale : elle exige de l’aide. Il cite sa règle. Ils la laissent finir.

Ruelle mouillée, carte de visite, CV, bouteille et téléphone allumé près d’un garage.

Quatre-vingts candidatures

Fabrice barre le garage, boit, insulte Hélène, Thomas et Odette, jette sa carte. Elle trouve son site de graphiste, un CV. Elle le postule à plus de quatre-vingts petits boulots. Des semaines de rappels. Le site, ensuite, n’y est plus.

Palette d’entrepôt, long sac de toile près d’un bureau de dispatch et d’un écran.

Le sac vivant

Nadia a crié, l’an dernier, un collègue caché dans un sac. Le même sac revient pour Malik. Elle s’assoit dessus. Dedans : le manager. On le taquine, sans méchanceté.

Comptoir de magasin de pièces, facture tachée, flacon de vernis violet pailleté ouvert.

Le vernis violet

Bruno se moque des ongles bleus du livreur. Antoine ferme le magasin en violet pailleté. Le manager se tait. Le flacon reste.

Cubicle vide au crépuscule, checklist, badge retourné, flyer d’offre encore épinglé.

Ils recrutent encore

Lucas tient une checklist classifiée. Le chef veut plus vite et moins d’heures, sans nommer ce qu’on saute. On le vire. Deux ans plus tard, l’annonce est toujours là.

Laptop de nuit en salle serveurs, barre d’export bloquée, câbles et café froid.

L’export qui plante tout

Après la mise à jour, Sophie n’arrive plus à exporter. Marc y passe vingt heures. Les pannes collent à ses clics. Un junior sort les vrais critères en vingt-cinq minutes.

Couloir d’appart, robot coincé sous une chaise, aspirateur à sacs et boîte de filtres allergies.

Le Roomba et l’aspirateur

Trois doctorantes. Camille amène un robot qui se cogne une semaine sur deux. Emma, allergique, achète un vrai sac. Camille parle d’accord brisé. La troisième ne tranche pas.

Salon trop blanc, voilages, miroir, LED, lunettes noires et valise ouverte.

L’appart en plein soleil

Sarah part « un temps » chez sa sœur, puis plus rien. Julie assume le loyer, repeint, ouvre la lumière. Sarah rentre avec les valises, fond, repart avec la migraine.

Salle de réunion, pile de procès-verbaux, stylo rouge, chaise vide au bout de la table.

Le procès-verbal intégral

Nicolas note tout, y compris ce qu’Hélène ignore. En décembre elle explose. Il tire cent copies, les distribue à la main. Le siège remercie. Son contrat, l’année d’après, non.

Cuisine partagée, tableau de corvées sur le frigo, sacs-poubelle, mini-frigo dans une chambre.

Grève des corvées

Après le divorce, Claire partage un appart. Le tableau des corvées glisse vers son évier. Elle retire assiettes et poubelles dans sa chambre. On l’accuse d’être trop sensible. Elle ferme à clé.

Canapé de nuit, tablier de salle, réveils, téléphone d’appels manqués, lumière bleue de rue.

Quatorze heures de sieste

Léa s’allonge en tenue de salle, jet lag, petite sieste. Elle dormira quatorze heures, tout le service. À quatre heures, les appels. Le manager dit que c’est bon.

Parking d’hypermarché mouillé, fourgon de chantier, SUV phares allumés, caddie vide.

La place de parking

Rémi sort de chantier, s’arrête à l’hypermarché. Un SUV de luxe le bloque à cinq pieds, phares, klaxon. Il avance de six pouces, reste. Elle prend une autre place, plus loin de vingt pieds.

Buanderie la nuit, téléphone à silhouette mesurée, panier fermé, cintre vide.

Pas mon corps en story

Manon documente sa perte de poids avec le corps d’Inès en comparaison, photos floutées, lignes, soutien-gorge lu à voix haute. Inès pose une limite. Une partie des amis prend l’autre bord.

Comptoir de magasin d’usine, sac-poubelle ouvert avec des montres, enveloppes d’envoi à côté.

Les montres à la poubelle

Un client refuse la garantie par courrier, ordonne de jeter les montres. Marc obéit. Le client revient. Le sac est sur le comptoir.

Vestiaire de chantier, horloge à 17 h 55, casques et clés de covoiturage sur un banc.

Cinq minutes avant dix-huit heures

L’équipe partait cinq minutes plus tôt, après être arrivée trop tôt. Bruno interdit. Ils appliquent tout. En trois semaines, la souplesse revient.

Palier de nuit, porte entrouverte, câble de chargeur sur le paillasson, sac de sport.

Le chargeur du mauvais palier

Adam s’endort, porte ouverte. Inès entre à 1 h 40, croit chez Lina, cherche un chargeur, lance une familiarité. Mauvais palier.

Salon de nuit, manette et casque, lueur d’écran, porte d’entrée et voyant de sonnette.

Au secours dans le jeu

Hugo garde une maison, crie dans un raid. Le voisin pompier frappe, entend encore, amorce la porte. Hugo ouvre avant qu’elle cède.

Table de cuisine, téléphone décroché, mobile plein d’appels manqués, liste de contacts.

La police et ma mère

Nathan prévient chaque jour. Sophie dit n’avoir aucun vocal. Elle menace un contrôle police, y compris chez sa mère. Il fait remonter.

Couloir de bar, laisse de chat tendue au sol, tabouret vide et verre renversé.

La laisse du chat au bar

Paul, un peu ivre, trébuche sur la laisse d’un chat d’assistance. Le chat va bien. La dame moins. Les amis, plus tard, non plus.

Établi de maintenance, clé, ancienne fiche de paie et nouvelle offre à vingt-et-un dollars.

Un dollar de moins

Kevin a perdu le service maintenance, politique probable. Des années plus tard, on le rappelle à vingt-et-un dollars, un de moins qu’à l’embauche.

Cuisine de restauration rapide, tabouret vide près des frites, tickets de commandes, chaise de pause.

Cinq minutes assis

Lucas a une hanche au dossier. Cinq minutes assis, au calme. L’intérimaire refuse, l’envoie trente minutes. L’affluence arrive. Lucas reste à table.

Bureau, laptop, rapports inutilisés, console de jeu et livre de langue.

Quarante heures en huit minutes

Un reporting vendu comme un enfer. Clara l’automatise en huit minutes, joue le grind, encaisse deux augmentations. Puis on lui offre une équipe.

Palier d’immeuble, carton avec micro-ondes et vêtements, tas de billets.

Je vends pas ma vie

Noémie brade une chaise, un micro-ondes, des vêtements. Le palier croit à une faillite. Elle dit qu’elle va bien. Ça sonne pire.

Cuisine de location le matin, deux tasses, badge de nuit et caméra au plafond.

Pas la nuit, la règle

Invités interdits la nuit, un mois de loyer à la clé. Hélène loge un ami d’équipe de nuit — seulement le jour. La proprio part en criant.

Comptoir boucherie la nuit, scie à os débranchée, classeur de formation.

La scie à os

Olivier refuse la scie à os : pas leur formation. On veut le virer. Mauvais syndicat, mauvais rayon. Amende, congé, manager parti.

Bureau de ventes, écran de veille flou, clés de voiture et serviette de plage.

L’écran de veille de Bob

Jules change l’écran de veille de Bob. Trois jours de suspension, ordre de partir. La plage. Lundi, rien ne tient. Bob non plus.

Table de cuisine le week-end, téléphone perso qui sonne, téléphone pro éteint.

Lundi, pas de télétravail

Pas de télétravail, même pour une conférence. Aline éteint le pro. Le manager appelle le perso. Elle le fera lundi. L’échéance glisse.

Open space vide à 17 h 15, sac déjà fermé, horloge au mur.

La prime des heures vides

Élodie part à dix-sept heures. Pas assez dédiée. Elle propose de l’aide : bureau vide. Une offre à +60 %. Ils matchent. Elle part.

Jeunes sapins fraîchement plantés, piquets d’arpenteur et ligne peinte dans l’herbe.

Douze sapins sur la limite

Une rangée de sapins « de son côté ». Le géomètre : onze arbres trop loin. Le voisin est furieux. Il avait planté d’abord.

Table de bénévoles, presse-papiers, deux tasses et un espace vide marqué au scotch.

Ce n’est pas moi qui oubliais

Céline oublie ce qu’elle devait apporter. Elle accuse Martin de ne pas lui avoir rappelé. Il refuse la faute. Ensuite, c’est tendu.

Haie coupée à ras, brindilles nues et tas de feuilles devant une maison.

La haie à trois pieds

Le voisin demande la règle. Claire et Thomas coupent de bonne grâce. L’agente immo arrive. Il n’y a plus de façade.

Bureau, écran de paiement validé, chèque de banque et calendrier.

Copie à tout le bureau

Manon a l’écran merci. Le gestionnaire n’a rien. Capture refusée. Elle met tout le bureau en copie. Quatorze mois.

Caddie d’hypermarché avec rangers, t-shirt skull et serre-tête oreilles de chat, rayons ordinateurs derrière.

Ce n’est pas un uniforme

Valérie, cinquante-cinq ans, look punk, rayon des portables. Un client demande les chargeurs. Elle ouvre la veste. Ce n’était pas un badge.

Bureau IT, laptop, casque et formulaire santé-sécurité sous une lampe.

Santé, sécurité, enceintes

M. Sécurité veut un portable neuf : les enceintes sont trop faibles. Anaïs a un casque. Pas de machine d’avance. Il passe en bas de file.

Terrasse de café la nuit, iPhone en alerte et AirTag lumineux dans un sac à dos.

L’AirTag du deuxième rendez-vous

Après le dîner, l’iPhone signale un AirTag inconnu. On fouille. On parle police. Le son vient du sac de Théo. Un troisième rendez-vous est prévu.

Énorme meule de parmesan sur une table basse, ventilateur braqué dessus.

Le parmesan de quatorze kilos

Un oncle offre un bloc industriel. Le coffre est trop chaud, le proprio recule, l’e-mail parle d’inspection. Il reste un jour.

Téléphone sur un matelas de piscine, verre de vin au bord de l’eau.

Le mauvais Marc

Un texto pour prévenir un mari. Le mauvais homme, un nom trop proche, et Inès qui flotte pendant que le fil explose.

Bureau vide le soir, deux tasses, caméra au plafond.

Shenanigans au bureau

Pascal prête son bureau. Il dit « shenanigans ». Silence, rougeur, caméra. Ils étaient déjà ensemble.

Rue étroite presque bouchée par deux gros véhicules face à face.

Trois voitures dans l’allée

D’abord un « class C » flou, puis trois max, puis deux véhicules sur une rue trop étroite. Un autre vote a rouvert l’allée.

Écran de nuit, e-mail interminable avec notes de bas de page, bureau encombré.

Vous vouliez de l’IA

Le bureau impose l’IA pour les e-mails. Les e-mails deviennent illisibles, exprès. Synergie, ontologie, notes de bas de page.

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