Deux heures trente

Huit à cinq. Les clés, moins.
Adrien tient le service. Petite boîte. Il arrive à six. Les techniciens à sept. Le stock. Les portes. Chez lui, encore le portable. Une heure de route.
Les jours sans tournée : six–quatorze. Ça tenait. Deux ans. À peu près.
Un tech. Laisser un outil. Cher. Puis : non. Demain matin. Adrien part à quatorze heures trente. L’outil reste sous clé.
Le tech change d’avis. Le manager crie. Deux heures trente, interdit. Huit à cinq. Tous les jours.
Adrien applique. Plus de six heures. Les portes, c’est le manager. Après dix-sept, les questions aussi. Il ne sait pas répondre.
Les techs comprennent. Ça se délite. Un an. Il part.
On peut caler une journée. On peut aussi les clés. Adrien a calé. Le stock, moins.