Huit à cinq

Huit à cinq. L’usine à sept.
Arnaud tient le réseau. L’usine est ailleurs. Elle démarre à sept. Les liens doivent tenir. Il arrive à sept. Il part à seize heures. Ça suffit. Ça tient.
Un terminal. Un après-midi. Une amie de Sylvie. Pas l’usine. Un écran. Arnaud n’est plus là. Le lendemain, la leçon : restez jusqu’à dix-sept heures. Tous les jours. La logique de sept heures, elle, n’entre pas.
Il applique. Huit à cinq. Deux semaines. À sept heures, l’usine appelle. Les liens tombent. Il vient de se réveiller. Une heure de route. Il le dit. Sans théâtre.
Personne ne le renvoie à sept. Personne ne parle plus de seize heures. L’usine, elle, a parlé. Le terminal de l’amie aussi, une fois. Moins fort.
Arnaud n’a pas choisi l’horaire. Il a choisi la phrase. Sylvie aussi. Trop tard pour le matin. Juste à temps pour l’usine.
On peut caler une journée sur une amie. On peut aussi la caler sur une ligne. Arnaud a repris la ligne. Sans note. Sans pardon. Avec le silence qui va avec.