Huit heures papier

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Huit heures. Pas une de plus.

Gaël tient les feuilles. Chantier. Désormais : huit heures. Tous les jours. Peu importe le réel. Lundi, avant neuf heures. Sinon, la paie attend.

L’ascenseur est lent. Dix-sept étages. On est en place vers huit. À quinze heures quarante-cinq, on plie. Portail à seize heures trente.

Sept heures de production. Plus que cinq. Cinq cents heures-homme, par jour, en moins.

Il envoie. Une feuille. Toutes les minutes. De huit à neuf. Le lundi. D’autres suivent. La clochette n’arrête pas.

Trois semaines. Heures sup. Samedis. Sept mille cinq cents heures à rattraper. On lui demande. Il a suivi. Précisément.

On peut caler huit heures. On peut aussi l’ascenseur. Gaël a calé. Le planning, moins.