La carte de la médiathèque

La carte. Même pour rendre.
Sidonie tient le bureau des retours. Après un livre — perdu, un nom, trois semaines — Hervé, le directeur, impose la carte. Pour tout. Prendre. Rendre. Consulter, presque. Une note. Un tapis. Elle aligne. On montre. On pose. On part. Personne n’a demandé le code-barres. Le livre l’a. La carte aussi. On veut les deux.
Un père. Huit livres. Pas de carte. À la maison. Sidonie montre la note. Il pose les livres. Elle ne les prend pas. Ils restent. Sur le rebord. Il revient. Le soir. La carte. Les livres ont une amende. Un jour. Hervé l’a dit. Sidonie aussi. Le père paie. Huit fois rien. C’est déjà une somme.
Jeudi, Hervé. Son roman. Le sien. Emprunté. La carte est dans l’autre manteau. Sidonie applique. Sa règle. Il dit le directeur. Elle dit la carte. Il laisse le roman. Sur le rebord. Comme le père. Il ne dit plus exception. Il dit oubli.
Lundi, une ligne : personnel, sans carte, si tampon. Le tampon est dans le tiroir. Fermé. La clé, Hervé l’a. Dans l’autre manteau. Encore. Sidonie le dit. Il le savait. Un peu. Le roman attend. L’amende aussi. Il la paie. La sienne. C’est déjà une règle. Appliquée. Enfin.