La fiche de la salle informatique

Quarante-cinq minutes. Le badge sur le bureau.
Monique tient l’interrupteur. Après une soirée — écrans jusqu’à l’aube, un mardi, la facture — Serge, le président du club, impose la fiche. Signée. Créneau. Quarante-cinq minutes. Un badge. Sur le bureau. Une note. Elle aligne. On signe. Elle allume. On imprime. On sort. Elle éteint. Personne n’a demandé l’heure en plus. Personne n’a demandé l’atelier. On a dit la fiche. On avait la fiche.
Un étudiant. La salle. Pas de fiche. Dans le sac. Le badge non plus. Monique montre la note. Les écrans restent. Noirs. L’étudiant aussi. Un peu. Serge passe. Son atelier. Deux heures. La fiche est dans l’autre veste. Le badge aussi. Monique applique. Sa règle. Il dit le président. Elle dit le papier. Il attend. Comme l’étudiant. Sur le seuil.
Il ajoute : club, sans fiche, si la salle est vide. Monique note. Il l’a réservée. Lui-même. Elle n’est pas vide. C’est la sienne. Sans fiche. Donc à personne. Les deux.
Le mardi suivant, il signe. Enfin. Dix-huit heures moins deux. Monique prend. Elle aligne. Elle allume. La salle est déjà éclairée. L’étudiant l’a fait. Sans fiche. Le disjoncteur du couloir. On l’a su. On n’a rien dit. La fiche, elle, est encore sur le bureau. Humide. Quarante-cinq minutes. Pas deux heures. C’est déjà une session. Pas la sienne.