L’adresse corrigée

On n’a pas à discuter le BAT.
Bérénice fait les impressions. Loïc, comm’, en a assez des questions. Une note : on exécute le BAT. On ne discute pas. Elle signe. Elle aussi. Elle a déjà discuté une virgule. Il a dit la note. Elle a dit d’accord. Le tampon, ensuite, a séché.
Le gala de la maison. Cent quatre-vingts cartons. Loïc corrige la rue à la main. Il est sûr. Un accent. Un tiret. Bérénice a le mail du traiteur. L’autre orthographe. Elle aligne les deux. Elle ne discute pas. Elle imprime. Elle livre. Les enveloppes partent le soir. Elle garde un carton. Sur son bureau. Au cas où.
Le lendemain, le traiteur. Mauvaise rue. Les cartons sont partis. Loïc demande ce qui s’est passé. Elle montre la note. Et son crayon. Le mail aussi, s’il veut. Il ne veut pas. Il paie le reprint. Deux fois. C’est son gala. Le traiteur, lui, a déjà dressé. Dans l’autre rue. Une autre maison. Ils ont dit oui. Ils avaient les cartons.
Une ligne nouvelle : les adresses, on les vérifie. Une fois. Bérénice vérifie. Loïc, maintenant, aussi. Les cartons du reprint ont la bonne rue. Les premiers, quelqu’un les a reçus. Ils ont gardé le ruban. Loïc en rachète. Bérénice imprime le ruban, non. Juste l’adresse. Il la relit. Deux fois. Elle n’a rien dit. La note, sur le BAT, a une date. La virgule, elle, n’est plus un sujet.