L’ascenseur des visiteurs

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Le personnel prend l’escalier.

Justine reçoit les cartons. Quatre étages. Octave, les services généraux, a tranché : l’ascenseur est pour les visiteurs. Le personnel, les colis, les archives : l’escalier. Une affiche. Un pictogramme. Il l’a vu dans un autre immeuble. Il l’a aimé. Il l’a posé. Justine a demandé les archives. Il a dit l’escalier. Elle a dit le poids. Il a dit l’affiche.

Ils montent. Quarante boîtes. Deux jours. Justine compte les marches. Octave aussi, une fois. Il s’arrête au deuxième. Il redescend en ascenseur. Visiteur, dit-il. Il a un badge visiteur. Il se l’est imprimé. Justine n’a rien à redire. Le pictogramme non plus.

Vendredi, un serveur. Caisse d’un mètre. Quatre-vingts kilos. Le livreur demande l’ascenseur. Justine montre l’affiche. Il pose la caisse dans le hall. Il part. Un client arrive. Il contourne. Il trébuche. Rien de cassé. Une chaussure. Octave descend. En ascenseur. Badge visiteur. Encore.

Ils montent la caisse. À quatre. L’escalier. Une heure. Le client attend près de la machine. Il a un rendez-vous. Il n’a plus de semelle propre. Il signe quand même. Debout. La caisse, au quatrième, est en retard d’une heure. Le prestataire aussi.

Octave ajoute : charges de plus de vingt kilos, sur réservation, entre midi et quatorze heures. Justine note. Le prochain serveur arrive à quinze heures. Il reste dans le hall. Elle ne l’invente pas. L’affiche non plus. Le badge visiteur d’Octave, lui, est dans le tiroir. Il s’en sert encore. Pour descendre. Seulement.