Le bon de la pharmacie

Le bon. Même pour la boîte.
Simone tient le comptoir. Après un mélange — deux noms, une boîte, un lundi — Claude, le titulaire, impose le bon. Numéro. Signature. Une note. Un tapis. Elle aligne. On montre. On prend. On part. Personne n’a demandé le tiroir. Personne n’a demandé l’épouse. On a dit le bon. On avait le bon.
Un homme. Le numéro. Quatorze. Pas de bon. Simone montre la note. La boîte reste. Derrière. Sur l’étagère. L’homme aussi, un peu. Devant. Il revient le soir. Même numéro. Même refus.
Jeudi, la boîte de Claude. Sa femme. Ordonnance. Le bon est à la maison. Simone applique. Sa règle. Il dit le titulaire. Elle dit le papier. Il laisse la boîte. Sur l’étagère. Comme l’homme. Il ne dit plus exception. Il dit oubli.
Lundi, une ligne : officine, sans bon, si paraphe. Le registre est sous le comptoir. Il a paraphé. Hier. Pas aujourd’hui. Simone le dit. Il le savait. Un peu. La boîte attend. L’ordonnance aussi. Il rentre. Il revient. Avec le bon. Enfin. L’homme aussi. Quatorze. Ils prennent. Claude regarde. Derrière. Le registre, lui, a une ligne de plus. Trop tard pour celle-là. La suivante, oui.