Le carnet du prêt de costumes

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L’essayage. La semaine d’avant. Sinon, le cintre reste.

Marcelle tient le portant. Après une cape — trop petite, un dimanche, plus de défilé — Baptiste, le président, impose l’essayage. Semaine d’avant. Tampon. Une note. Un crayon attaché. Elle aligne. On vient. On essaie. On note. On reprend. Personne n’a demandé les plumes. Personne n’a demandé le jour même. On a dit la semaine. On avait la semaine.

Une troupe. Le dragon. Pas d’essayage. Le crayon est là. Le carnet aussi. Ouvert. Sans tampon. Baptiste a le tampon. Il s’habille. Chez lui. Jusqu’à midi. C’est sur la porte. La troupe attend. Debout. Le dragon aussi. Dans un sac. Marcelle ne tamponne pas toute seule. Le portant non plus.

Midi deux. Baptiste ouvre. Il veut le costume du maire. Le communal. Le sien a déchiré. Pas d’essayage. Marcelle applique. Sa règle. Il dit le président. Elle dit la semaine. Il écrit. Enfin. Trop tard. Le costume passe. Tiède. Sans tampon. Non. Il reste. Le cortège, lui, a déjà tourné. Un peu.

Lundi, une ligne : comité, sans essayage, si déjà porté. Baptiste l’a porté. Il y a trois ans. Ce n’est plus la même taille. Marcelle le dit. Il le savait. Un peu. Il revient. Mardi. Pour essayer. Le costume du maire est sorti. La troupe. Avec un tampon. De lundi. Marcelle l’a donné. Baptiste regarde. Derrière le portant. Son discours attend. Encore. C’est déjà un défilé. Pas le sien.