Le coupon de la déchetterie

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Un coupon. Tamponné. Avant d’entrer.

Solange tient la barrière. Après un canapé — un dimanche, sans papier, une remorque trop large — Germain, le régisseur, impose le coupon. Mairie. Tampon. Date du jour. Une note. Elle l’affiche. On arrive. On montre. On entre. On décharge. On sort. Personne n’a demandé le volume. Personne n’a demandé le dimanche. On a dit coupon. On avait le coupon.

Un homme. Un sommier. Pas de coupon. Il habite la commune. Il le dit. Solange le croit. Elle refuse. La mairie ferme à onze heures le samedi. Il est onze heures dix. Il attend. Sur le bas-côté. Le sommier aussi. Germain passe. Sa remorque. Des branches. Pas de coupon. Solange applique. Sa note. Il dit le régisseur. Elle dit le tampon. Il n’insiste pas. Il fait le tour. Les branches restent. Derrière.

Il revient. Sans branches. Avec un coupon. Daté de jeudi. Valable encore, dit-il. Solange lit. Date du jour. Jeudi n’est pas aujourd’hui. Elle refuse. Il entre quand même ? Non. Il repart. Les branches, elles, ont attendu. Il les laisse. Il ajoutera une ligne, plus tard.

Lundi : urgences, sans coupon, si le maire signe. Solange note. Le maire est à un mariage. Toute la journée. Un sommier n’est pas une urgence. Germain le dit. L’homme aussi, maintenant. Il a compris. Trop tard. Le sommier a pris l’humidité. C’est déjà un volume. Trop mou. On ne le prend plus. Même avec tampon.