Le double de la clé

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La clé ne suffit pas. Il faut l’autorisation.

Colette coupe les clés. Après une effraction — pas chez elle, un client, une copie trop facile, un lundi — Armand, le patron, exige un formulaire. Signé du propriétaire. Tampon du magasin. Pièce. La clé originale. Les quatre. Une affiche. Colette aligne. Elle aime aligner. Un homme arrive. La clé. La pièce. Pas le formulaire. Elle refuse. Il habite là. Il le dit. Elle le croit. Elle refuse quand même. La note.

Il revient. Un papier. Écrit à la main. Sans tampon. Colette montre le tampon. Il est à l’arrière. Inventaire. Jusqu’à quatorze heures. C’est sur la porte. Il lit. Il attend. Sur la chaise. Quatorze heures deux. Armand ouvre. Il tamponne. La copie passe. Vingt minutes. L’homme a manqué le train. Il le dit. Colette n’invente pas les trains. Juste les doubles.

Armand, le soir. Son propre double. Il a oublié le formulaire. Colette applique. Sa note. Il l’écrit. Sur le comptoir. Il veut le tampon. L’arrière est refermé. Inventaire, encore. Il a la clé de l’arrière. Il ne l’ouvre pas. La note. Il attendra demain. Il a l’originale. Il rentre. Sans double.

Il ajoute : le patron, sans tampon, si présence. Colette note. Le lendemain, un employé d’Armand arrive. Présence, non. Patron, non. Elle refuse. Armand descend. Il est là. Elle coupe. Enfin. Le tampon, elle le pose quand même. À côté. Il sèche. Personne ne l’a demandé. Elle l’a fait. C’est déjà ça. L’homme du train n’est pas revenu. Sa copie, elle, est dans un sachet. Au nom. Sans train.