Le jeton de la patinoire

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Un jeton. Sinon, le casier reste.

Renée tient le comptoir. Après un vol — un sac, un mercredi, plus de trace — Olivier, le régisseur, impose le jeton. Plastique. Orange. Une caisse. Une note. Elle aligne. On prend. On tourne. On glisse. On patine. On rend. Personne n’a demandé les lacets. Personne n’a demandé le jeudi scolaire. On a dit le jeton. On avait le jeton.

Un enfant. Les patins. Pas de jeton. La caisse est vide. Les six sont dans les casiers. Occupés. Olivier est sur la glace. Renée ne fabrique pas d’orange. L’enfant attend. Assis. Les patins trop grands. Une demi-heure. Olivier sort. Il rend le sien. L’enfant entre. Dix minutes. Trop juste. La séance finit.

Jeudi, Olivier. Son casque. Pas de jeton. Le sien est dans le bureau. Fermé. La clé est dans le casier. Le sien. Renée applique. Sa note. Il dit le régisseur. Elle dit le plastique. Il attend. Comme l’enfant. Il ne dit plus exception. Il dit oubli.

Lundi, une ligne : personnel, jeton personnel. Olivier l’écrit. Il n’en a toujours pas. Le personnel, c’est le sien. Dans le bureau. Encore. Renée lui tend un des six. Il l’avait rendu. Il le reprend. Il entre. Enfin. La glace, elle, est déjà ratissée. Sans lui. C’est déjà une séance. Pas la sienne.