Le numéro du laboratoire

Un ticket. Même avec rendez-vous.
Roseline tire les numéros. Après une dispute — deux femmes, huit heures, plus de file — Étienne, le médecin-chef, impose le distributeur. Pour tout. Rendez-vous ou non. Une note. Un appareil. Elle aligne. On tire. On attend. On entre. On sort. Personne n’a demandé le jeûne. Personne n’a demandé le huit heures pile. On a dit le numéro. On avait le numéro.
Une femme. Rendez-vous à huit heures. Ticket quarante-sept. La salle est vide. Roseline montre l’écran. Quarante-six n’est pas venu. On n’appelle pas le quarante-sept avant. Le règlement. Huit heures vingt. Quarante-six. Absent. Quarante-sept. Enfin. Le jeûne a tenu. À peine.
Jeudi, Étienne. Son cholestérol. Le sien. Pas de ticket. Roseline applique. Sa règle. Il dit le chef. Elle dit le distributeur. Il tire. Soixante-deux. Il attend. Comme la femme. Il ne dit plus exception. Il dit file.
Lundi, une ligne : personnel, sans ticket, avant huit heures. Il arrive à huit heures deux. Trop tard. Il tire. Encore. Roseline le dit. Il le savait. Un peu. Le cholestérol, lui, attendra. C’est déjà un résultat. Pas le sien. Presque. L’appareil, lui, a un rouleau. Elle l’a changé. On le voit.