Le sablier de la douche

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Quatre minutes. Le sablier. Pas une de plus.

Bertille tient les vestiaires. Après une douche — quarante minutes, un mardi, plus d’eau chaude — Maxime, le régisseur, accroche un sablier. Dans chaque cabine. On retourne. On se lave. Le sable tombe. On sort. Une note, si le sable est déjà en bas. Elle aligne. Elle aime aligner. On lit. On retourne. On se presse. Personne n’a demandé le savon qui mousse trop. Personne n’a demandé les cheveux longs. On a dit quatre. On avait quatre.

Un joueur. Il retourne. Il se lave. Le sable finit. Il reste. Encore un peu. Bertille passe. Elle pose un papier. Jaune. Il sort. Les cheveux encore savon. Il ne dit rien. Il a vu le sablier. Trop tard. L’eau, déjà, tiédit.

Jeudi, Maxime. Il a joué. Il retourne. Il discute. Dans la cabine. Avec lui-même. Le sable tombe. Bertille applique. Un papier. Jaune. Sur le banc. Il le lit. Encore mouillé. Il dit le régisseur. Elle dit le sable. Il ne dit plus quarante. Il dit flux.

Lundi, une ligne : personnel, deux sabliers. Maxime l’écrit. Il n’en a qu’un. Le second est en commande. Huit jours. Il retourne le premier. Deux fois. Bertille compte deux notes. Il les prend. Collées. C’est déjà un double. Pas d’eau chaude non plus. Le ballon, lui, a appris. Trop juste.