Le tampon du local de la fanfare

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Le tampon du chef. Pas celui de la mairie.

Lucienne tient les clés. Après un tuba — oublié dehors, un jeudi, plus de cuivre — Ernest, le chef de pupitre, impose le tampon. Le sien. Répétition du mardi. Date du jour. Une note. Elle aligne. On passe. On montre. On ouvre. On ferme. Personne n’a demandé le samedi. Personne n’a demandé la pluie. On a dit le mardi. On avait le mardi.

Un saxophoniste. Tampon de la mairie. Le mauvais. Lucienne montre la note. Le mardi ferme à midi. Il est samedi. Midi dix. Il attend. Dans le couloir. Les étuis aussi. Ernest passe. Son tampon. Mairie. Encore. Lucienne applique. Sa règle. Il dit le chef. Elle dit le mardi. Il n’insiste pas. Il fait le tour. Les clés restent. Au crochet.

Il ajoute : pupitre, sans tampon, si l’on a déjà eu le feu vert. Lucienne note. Le feu vert, c’était en mars. Pour le quatorze juillet. Il n’est plus affiché. Trop tôt. Trop tard.

Le mardi suivant, il passe. Enfin. Avant midi. Lucienne prend. Elle aligne. Il entre. Les tubas sont déjà dehors. Le saxophoniste les a mis. Sans clés. Par la fenêtre du sous-sol. On l’a su. On n’a rien dit. Le tampon, lui, est encore humide. C’est déjà une répétition. Pas la sienne.