Le tampon du local de répétition

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Le tampon des pompiers. Pas celui de la mairie.

Solange tient les clés. Après une bougie — oubliée, un jeudi, plus de rideau — Didier, le metteur, impose le tampon. Caserne. Date du jour. Une note. Elle aligne. On passe. On montre. On ouvre. On ferme. Personne n’a demandé le samedi. Personne n’a demandé les bougies. On a dit la caserne. On avait la caserne.

Un trio. Tampon de la mairie. Le mauvais. Solange montre la note. La caserne ferme à midi le samedi. Il est midi dix. Ils attendent. Dans le couloir. Les partitions aussi. Didier passe. Son tampon. Mairie. Encore. Solange applique. Sa règle. Il dit le metteur. Elle dit les pompiers. Il n’insiste pas. Il fait le tour. Les clés restent. Au crochet.

Il ajoute : troupe, sans tampon, si l’on a déjà eu le feu vert. Solange note. Le feu vert, c’était en mars. Pour une autre pièce. Elle n’est plus affichée. Trop tôt. Trop tard.

Le jeudi suivant, il passe à la caserne. Enfin. Mercredi. Avant midi. Solange prend. Elle aligne. Il entre. Les chaises sont déjà dehors. Le trio les a mises. Sans clés. Par la fenêtre du sous-sol. On l’a su. On n’a rien dit. Le tampon, lui, est encore humide. C’est déjà une répétition. Pas la sienne.