Le ticket de la navette de foire

Le ticket. Issu de la liste du matin. À la mairie.
Jeannine tient la marche. Après une soirée — quarante personnes, plus de places, un vendredi — Alphonse, le directeur, impose la liste. Matin. Mairie. Avant dix heures. Un ticket. Une note. Elle aligne. On inscrit. On prend. On monte. On descend. Personne n’a demandé le soir. Personne n’a demandé l’inspection. On a dit le matin. On avait le matin.
Une femme. Les sacs. Inscrite le soir. Trop tard. Jeannine montre la note. La liste du matin est déjà dans le car. La femme aussi. Dehors. Alphonse passe. Sa berline. Il venait voir. Inscrit le soir. Encore. Jeannine applique. Sa règle. Il dit le directeur. Elle dit dix heures. Il attend. Comme la femme. Il ne dit plus tournée. Il dit file.
Il ajoute : personnel, badge, si la place est vide. Jeannine note. Les places sont vides. Oui. La liste, non. Sans nom, ce n’est pas une place. C’est un banc. Vide.
Le lendemain, il passe. Neuf heures moins deux. Jeannine prend. Elle aligne. Il monte. La femme aussi. Enfin. Matin. Les places, elles, ont attendu. Vides. La veille. Toute la foire. On les voit. Sur les banquettes. Encore. C’est déjà un trajet. Un jour trop tard. Presque.