Le ticket du covoiturage

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Percé. Mardi. Pour le jeudi.

Henriette tient la portière. Après un jeudi — quarante sacs, plus de places, le marché — Maurice, le chauffeur, impose le percement. Mardi. Mairie. Avant dix heures. Un ticket. Une note. Elle aligne. On perce. On prend. On monte. On descend. Personne n’a demandé le soir. Personne n’a demandé le volant. On a dit le mardi. On avait le mardi.

Une femme. Les sacs. Ticket plein. Pas percé. Henriette montre la note. La tournée du jeudi est déjà dans le van. La femme aussi. Dehors. Maurice passe. Son volant. Il venait conduire. Plein. Encore. Henriette applique. Sa règle. Il dit le chauffeur. Elle dit le trou. Il attend. Comme la femme. Il ne dit plus tournée. Il dit file.

Il ajoute : chauffeur, badge, si la place est vide. Henriette note. Les places sont vides. Oui. Le trou, non. Sans trou, ce n’est pas une place. C’est un banc. Vide.

Le mardi suivant, il passe. Neuf heures moins deux. Henriette prend. Elle aligne. Il perce. Enfin. Il monte. La femme aussi. Les places, elles, ont attendu. Vides. Le jeudi d’avant. Tout le marché. On les voit. Sur les banquettes. Encore. C’est déjà un trajet. Une semaine trop tard. Presque.