Le ticket du parking-relais

Un ticket composté. Pour sortir.
Nadine tient la barrière. Après une nuit — douze voitures, plus de places, un lundi — Thierry, le directeur, impose le ticket. Bus. Composté. Le jour même. Une borne. Une note. Elle aligne. On gare. On compost. On revient. On sort. Personne n’a demandé le tram. Personne n’a demandé l’inspection. On a dit le bus. On avait le bus.
Une femme. La voiture. Le tram. Pas de ticket. Nadine montre la note. La barrière reste. Baissée. La femme aussi. Dedans. Thierry passe. Sa berline. Il venait voir. Pas de ticket. Nadine applique. Sa règle. Il dit le directeur. Elle dit le compostage. Il attend. Comme la femme. Il ne dit plus tournée. Il dit file.
Il ajoute : personnel, badge, à la borne. La borne est au dépôt. De l’autre côté. Vingt minutes. À pied. Nadine le dit. Il le savait. Un peu. Le badge, lui, ouvre les bus. Pas la barrière. Pas encore.
Le soir, il revient. En bus. Enfin. Ticket. Composté. Nadine lève. Il sort. La femme aussi. Elle a acheté un aller. Nulle part. C’est déjà un trajet. Court. Trop court. Les douze places, elles, ont attendu. Vides. Toute la journée. On les voit. Sur le bitume. Encore.