Les frais logiciels

Le disque n’était pas vide. Le bonus, si.
Julien répare. Grande surface. Maxime n’est pas encore manager. Il invente des diagnostics en plus. Un prestataire. Un taux de refus à protéger. Une promotion qui aime les colonnes.
Quand le matériel est évident, Julien saute les extras. Maxime veut un blâme. Le directeur bloque.
Plus tard, un jour off. Maxime et Blandine le font venir. Ils disent qu’il a formaté un PC. Que les DVD de sauvegarde sont vides. Ils refusent qu’il regarde le disque externe. Maxime le « retrouve » vide. Julien passe à la vente. Il pose le tablier sur le champ.
Le client, ensuite, récupère ses données. Elles étaient sur le disque. Maxime avait effacé les DVD-RW. La phrase tenait le temps d’un couloir. Pas le temps d’une restauration.
Julien atterrit au dépôt prestataire du district. Celui qui sert la chaîne. Pendant des mois, chaque unité que Maxime envoie revient avec des frais logiciels en plus. Julien documente aussi les tickets volés aux autres techs.
Le magasin quitte la première place. Cinquième. Maxime perd la promotion. Le bonus. Puis le grade. Puis la porte. Blandine part après que le directeur relit la plainte RH. Le directeur s’excuse. Il propose l’ancien poste.
Julien dit non. Mieux payé. Plus de clients au comptoir. Le dépôt a des cartons. Pas de mime au rayon.
Maxime a voulu un taux. Il a eu une addition. Blandine a voulu un allié. Elle a eu un dossier. Julien a voulu un disque à ouvrir. Il l’a ouvert trop tard, ailleurs, mieux.
La chaîne peut encore vendre des tours. Le dépôt, lui, facture le logiciel. C’est déjà une carrière. C’est surtout une mémoire trop nette pour un jour off.