Onze heures pile

Onze heures. Les cartes meurent.
Émile fait le départ. Checkout à onze heures. Les cartes s’éteignent toutes seules. Le night a coché « strict » après deux clients qui traînaient au petit-déjeuner. Renée, la directrice, a dit oui. Une case. Un horaire.
Gustave amène un stage de coaches. Vingt-huit chambres. La file commence à dix heures cinquante-deux. Factures, signatures, les sacs encore en haut. À onze heures, l’ascenseur refuse. Les badges clignotent. Les chambres, fermées. Les sacs, dedans.
Émile sort vingt-huit cartes temporaires. Dix minutes. Le car attend. Gustave rate le premier. Il prend le second. Les chambres, ensuite, sont propres. Tôt. Les femmes de chambre n’ont pas eu à frapper. Les cartes étaient déjà mortes.
Renée ajoute trente minutes pour les groupes. Émile tient une liste papier. Les noms. L’heure réelle. Gustave, le mois suivant, part à dix heures quarante. Il a appris. Le night, lui, décoche « strict » quand il voit un car. Ce n’est pas dans la note. Émile ne le note pas. La liste suffit. Les cartes temporaires restent dans le tiroir. Vingt-huit. Au cas où. Le car, lui, n’attend plus. Gustave a prévenu les coaches. Onze heures, c’est onze heures. Moins trente, maintenant. Pour les groupes.