Santé, sécurité, enceintes

1 min de lecture

Le casque marchait. Le dos, moins.

Anaïs, côté IT. Le ticket est simple : enceintes trop faibles. M. Sécurité — c’est comme ça qu’on l’appelle, depuis le premier mail — veut un portable neuf. Le casque, branché, marche. Il n’y a pas de machine d’avance. Il y a une file.

Il monte ça en santé-sécurité. Se pencher vers l’écran pour entendre, le dos. Une phrase, un formulaire, un ton d’urgence. Les enceintes d’un laptop n’ont rien d’un échafaudage. Le dos, si l’on veut, a d’autres chaises.

La file

  1. Le casque. Anaïs le répète. Contournement prévu. Volume, oreilles, problème clos.
  2. L’absence de stock. On ne sort pas un portable d’un chapeau. Les machines vont à ceux dont l’écran est mort, pas à ceux dont le haut-parleur chuchote.
  3. La place. Elle le glisse sous tout le monde. Discrètement. La file a une mémoire.

M. Sécurité a son casque. Il a aussi le bas du tableau. Les enceintes, elles, n’ont rien demandé — pas plus que le dos, d’ailleurs.