Santé, sécurité, enceintes

Le casque marchait. Le dos, moins.
Anaïs, côté IT. Le ticket est simple : enceintes trop faibles. M. Sécurité — c’est comme ça qu’on l’appelle, depuis le premier mail — veut un portable neuf. Le casque, branché, marche. Il n’y a pas de machine d’avance. Il y a une file.
Il monte ça en santé-sécurité. Se pencher vers l’écran pour entendre, le dos. Une phrase, un formulaire, un ton d’urgence. Les enceintes d’un laptop n’ont rien d’un échafaudage. Le dos, si l’on veut, a d’autres chaises.
La file
- Le casque. Anaïs le répète. Contournement prévu. Volume, oreilles, problème clos.
- L’absence de stock. On ne sort pas un portable d’un chapeau. Les machines vont à ceux dont l’écran est mort, pas à ceux dont le haut-parleur chuchote.
- La place. Elle le glisse sous tout le monde. Discrètement. La file a une mémoire.
M. Sécurité a son casque. Il a aussi le bas du tableau. Les enceintes, elles, n’ont rien demandé — pas plus que le dos, d’ailleurs.