La fiche du stand de brocante

Une fiche. Avant le stand.
Paulette tient la place. Après un mélange — deux stands, un emplacement, un dimanche — Gérard, l’adjoint, impose la fiche. Numérotée. Nom. Un présentoir. Une note. Elle aligne. On montre. On installe. On plie. On part. Personne n’a demandé le fourgon. Personne n’a demandé la pluie. On a dit la fiche. On avait la fiche.
Une femme. Le fourgon. Pas de fiche. À la maison. Paulette montre la note. Les cartons attendent. Un peu mouillés. Gérard passe. Son propre stand. Les livres. Pas de fiche. Paulette applique. Sa règle. Il dit l’adjoint. Elle dit le papier. Il attend. Comme la femme. Le fourgon aussi. Fermé.
Il ajoute : élus, liste, à l’avance. Paulette écrit un nom. Le sien n’y est pas. Elle n’a pas de stand. Les livres, le dimanche suivant, n’y sont pas non plus. C’est le nom de sa femme. Paulette refuse. La liste. Gérard, lui, oublie encore la fiche. Il attend. Deux minutes.
Elle lui tend le présentoir. Pas la liste. Il rentre sans table. C’est déjà une brocante. Courte. Trop courte. La femme, elle, est revenue. Avec une fiche. Enfin. Le fourgon aussi. Ils installent. Gérard les regarde. Derrière la fontaine. Le présentoir est resté. Vide. Presque.