L’affiche du hall

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Format A4. Vitrine. Tampon du président.

Agathe affiche. Après un hall saturé — des papiers partout, un dimanche, plus de mur — Ferdinand, le président, tranche. A4 seulement. La vitrine seulement. Son tampon seulement. Une note. Dans la vitrine. Tamponnée. Elle range les autres. Elle aime ranger. On glisse. On attend. Il tamponne. Le jeudi. Parfois le vendredi. Le hall, enfin, se lit. Un peu. Derrière le verre.

Une coupure d’eau. La ville. Format A3. Agathe plie. Ferdinand dit que plié, ce n’est plus un A4. C’est un A3 plié. Elle attend le tampon. Il est sous la douche. Chez lui. L’eau, déjà, ne vient plus. On le sait. On le lit ailleurs. Pas dans la vitrine. Un seau, dans le hall. Ce n’est pas une affiche. C’est un seau. Elle le laisse. Il déborde. Un peu.

Ferdinand descend. Mouillé. Il tamponne. La vitrine est pleine. Sa propre note — pas d’affichage hors vitrine — prend une place. Agathe la retire. Pour la coupure. Il ne dit rien. Il est mouillé. La note, hors vitrine, n’a plus de tampon visible. Elle la pose sur le rebord. En attendant. L’eau revient. Le soir. Le A3, plié, a tenu. On l’a lu. Trop tard. On avait le seau.

Il ajoute : urgences ville, A3 accepté, déplié, sur la porte. Agathe note. La porte n’a pas de vitre. Le vent, oui. L’A3 s’envole. Une fois. Elle le scotche. Quatre coins. Ferdinand trouve ça trop. Trois coins, dit-il. Le quatrième claque. On l’entend. On le lit quand même. La vitrine, elle, a retrouvé la note. Tamponnée. Pas d’affichage hors vitrine. À côté de la porte. Où il y a l’A3. Trois coins. C’est déjà une règle.