Le carnet de la fendeuse

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Cinquante centimètres. Écrits. Avant le coin.

Philomène tient la cour. Après un coin — tordu, un samedi, dans un tronc trop long — Casimir, le président du bois, impose le carnet. Longueur. Heure de retour. Avant le coin. Une note. Un crayon attaché. Elle aligne. On écrit. On coupe. On fend. On rend. On barre. Personne n’a demandé le chêne. Personne n’a demandé l’hiver. On a dit cinquante. On avait cinquante.

Un couple. Les troncs. Pas de longueur. Contre le mur. Philomène montre la note. Le coin reste. Au clou. La fendeuse aussi. Bâchée. Casimir passe. Le matin. Le créneau long. Il a écrit « le stère ». Ce n’est pas cinquante. Ses troncs sont déjà dans la cour. Deux mètres. Philomène applique. Sa règle. Il dit le bois. Elle dit le crayon. Il attend. Comme le couple. Il ne dit plus exception. Il dit oubli.

Il ajoute : bois, sans longueur, si déjà coupé. Il l’a coupé. Janvier. Pour le premier froid. Ce n’est plus janvier. Ces troncs-là, non. Philomène le dit. Il le savait. Un peu.

Le samedi suivant, il écrit. Enfin. Huit heures moins deux. Cinquante centimètres. Midi, pour rendre. Philomène prend. Elle aligne. Il veut le matin. Le couple a déjà le matin. Avec une longueur. De vendredi. Philomène l’a donnée. Casimir regarde. Depuis la cour. Ses deux mètres attendent. Encore. Le coin, lui, est déjà dans le chêne. Coupé. C’est déjà un stère. Pas le sien.