Le carnet des colis

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Le nom. Exactement. Sinon, ça reste.

Marthe tient la loge. Après un vol — un carton, un lundi, plus de trace — Octave, le syndic, exige le carnet. Nom. Signature. Étiquette. Les trois. Une affiche. Elle aligne. On signe. On prend. On part. Personne n’a demandé le tiret. Personne n’a demandé le nom de jeune fille. On a dit le nom. Celui de l’étiquette.

Une femme. Un colis. Le tiret. Marthe montre l’étiquette. Sans tiret. La femme montre sa pièce. Avec. Marthe refuse. Octave est en Espagne. Jusqu’à lundi. C’est sur la porte. Le colis reste. Derrière. Sur l’étagère. La femme aussi, un peu. Dans le hall. Elle revient le soir. Même étiquette. Même refus.

Jeudi, le colis de Marthe. Sa sœur. Même nom. Presque. Un second prénom. Marthe applique. Elle ne signe pas pour elle. Conflit. Octave doit viser. Il est encore en Espagne. Le carton attend. À côté de l’autre. Elle le voit. Elle ne l’ouvre pas. Le règlement.

Il ajoute : personnel de loge, sans carnet, si le syndic a visé à l’avance. Marthe écrit son nom. Trop tard pour celui-là. Le suivant, oui. Octave vise de loin. Un scan. Flou. Elle refuse. Trop flou. Il revient. Lundi. Il vise. Net. Elle prend le sien. Enfin. L’autre femme aussi. Le tiret, désormais, est prévu. Une ligne. Elle l’a ajoutée. Toute seule. C’est déjà une règle.