Le carnet du prêt de barques

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Deux rames. Comptées. Avant la chaîne.

Yvonne tient la cale. Après une barque — rendue vide, un dimanche, les rames chez quelqu’un — Marcel, l’adjoint aux loisirs, impose le carnet. Numéro. Heure de retour. Rames : deux. Avant la chaîne. Une note. Un crayon attaché. Elle aligne. On écrit. On détache. On rame. On rend. On compte. On barre. Personne n’a demandé l’étang. Personne n’a demandé le silence. On a dit les deux. On avait les deux.

Un couple. La barque plate. Pas de compte. Sur le ponton. Yvonne montre la note. La chaîne reste. Fermée. Les gilets aussi. Au clou. Marcel passe. La longue. Il a écrit « les miennes ». Ce n’est pas deux. Ses rames sont déjà dans la main. Personnelles. Peintes. Yvonne applique. Sa règle. Il dit les loisirs. Elle dit le crayon. Il attend. Comme le couple. Il ne dit plus exception. Il dit oubli.

Il ajoute : loisirs, sans compte, si les rames sont déjà à soi. Les siennes le sont. Depuis juin. Pour la fête. Celles du clou, non. Yvonne le dit. Il le savait. Un peu.

Le dimanche suivant, il écrit. Enfin. Dix heures moins deux. Rames : deux. Quinze heures, pour rendre. Yvonne prend. Elle aligne. Il veut la longue. Le couple a déjà la longue. Avec un compte. De samedi. Yvonne l’a donné. Marcel regarde. Depuis le ponton. Ses rames peintes attendent. Encore. La paire du clou, elle, est déjà au milieu. C’est déjà une sortie. Pas la sienne.