Le carnet du prêt de transats

Un numéro. Avant le coucher du soleil.
Josette tient le hangar. Après une toile — cassée, un dimanche, plus de toile — Raoul, le président, impose le carnet. Numéroté. Retour avant le crépuscule. Une note. Un crayon attaché. Elle aligne. On écrit. On prend. On rend. On barre. Personne n’a demandé la rivière. Personne n’a demandé l’apéro. On a dit le numéro. On avait le numéro.
Un couple. Les transats. Pas de carnet. Le crayon est là. Les carnets aussi. Dans le tiroir. Fermé. Raoul a la clé. Il dresse son apéro. Jusqu’au crépuscule. C’est sur la porte. Le couple attend. Debout. Les sacs aussi. Dans la voiture. Josette ne fabrique pas de numéro. Le hangar non plus.
Dix-neuf heures deux. Raoul ouvre. Il veut les deux derniers. Les communaux. Les siens sont mouillés. Pas de carnet. Josette applique. Sa règle. Il dit le président. Elle dit le numéro. Il écrit. Enfin. Trop tard. Le crépuscule est passé. Les transats restent. Pliés. La rivière, elle, a déjà noirci. Un peu.
Lundi, une ligne : comité, sans carnet, si déjà sortis. Ceux-là sont sortis. Samedi. Par lui. Josette le dit. Il le savait. Un peu. Il revient. Mardi. Pour le numéro. Les deux derniers sont sortis. Le couple. Avec un carnet. De lundi. Josette l’a donné. Raoul regarde. Derrière le comptoir. Son apéro attend. Encore. C’est déjà une terrasse. Pas la sienne.