Le carnet du prêt d’outils

Un numéro. Avant la perceuse.
Lucile tient l’étagère. Après une perceuse — prêtée, un mardi, plus de retour — Ambroise, le président, impose le carnet. Numéroté. Nom. Date. Une note. Un crayon attaché. Elle aligne. On écrit. On prend. On rend. On barre. Personne n’a demandé l’échelle. Personne n’a demandé la haie. On a dit le numéro. On avait le numéro.
Un homme. L’échelle. Pas de carnet. Le crayon est là. Les carnets aussi. Dans le tiroir. Fermé. Ambroise a la clé. Il taille sa haie. Jusqu’à dix-huit heures. C’est sur la porte. L’homme attend. Debout. Les tuiles aussi. Dans la cour. Lucile ne fabrique pas de numéro. L’étagère non plus.
Dix-huit heures deux. Ambroise ouvre. Il veut le taille-haie. Le communal. Le sien a cassé. Pas de carnet. Lucile applique. Sa règle. Il dit le président. Elle dit le numéro. Il écrit. Enfin. Trois. Le taille-haie passe. Tiède. La haie, elle, a déjà dépassé. Un peu.
Lundi, une ligne : bureau, sans carnet, si signé la veille. Ambroise signe. Trop tard pour celle-là. La suivante, oui. Il revient. Mardi. Le taille-haie est sorti. L’homme. Avec un carnet. Lucile l’a donné. Ambroise regarde. Derrière le comptoir. Sa haie attend. Encore. C’est déjà une taille. Pas la sienne.