Le code de la laverie

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Le code change le lundi. Il est affiché à l’intérieur.

Élodie tient la laverie. Après deux disparitions — un sèche-linge, une nuit, plus de draps — Thibault, le syndic, décide. Le code de la porte change chaque lundi. La nouvelle combinaison est collée à l’intérieur, sur le montant. Pas dehors. Dehors, on la photographie. Il l’a vu. Il l’a écrit. Une note. Un pictogramme. Élodie le scotche. À l’intérieur. On le voit quand on est déjà dedans.

Lundi matin. Six heures. La porte refuse. Le code de la semaine dernière. Élodie essaie. Refus. Une voisine aussi. Elles attendent. Les machines, derrière, sont vides. Le papier, s’il est là, reste de l’autre côté. Thibault a le nouveau sur son téléphone. Il est en congés. Jusqu’à jeudi. C’est écrit sur sa messagerie. Élodie l’écoute. Elle raccroche.

Jeudi, Thibault rentre. Il ouvre. Le code marche. Il le montre. Il est déjà affiché. À l’intérieur. Une habitante a laissé un sac depuis lundi. Il sent. Thibault le descend à la cave. Ce n’est pas un objet trouvé. C’est un sac. Le règlement parle d’un vélo. Pas d’un sac. Il le laisse quand même. Au fond.

Il ajoute : le code, aussi, par SMS, le dimanche soir. Élodie note les numéros. Le sien d’abord. Le lundi suivant, le SMS part. À minuit deux. Trop tard pour celles qui descendent à six heures. La porte refuse encore. Une heure. Puis le réseau. Thibault, lui, a le SMS. Il est déjà en bas. Il ouvre. Il n’a plus de linge. Juste le téléphone. Élodie aussi. Le papier, à l’intérieur, est à jour. On le lit après. Comme prévu.