Le créneau du tennis

Un papier. Dans la boîte. À l’heure.
Léonie tient le grillage. Après un double — deux paires, un samedi, plus de filet — Bruno, le président, impose le papier. Créneau. Boîte. Horodateur. Une note. Elle aligne. On glisse. On joue. On sort. On retire. Personne n’a demandé les sept minutes. Personne n’a demandé le comité. On a dit l’heure. On avait l’heure.
Un joueur. Quatorze heures. Il arrive à quatorze heures sept. Trop tard. Le papier est encore dans la boîte. Léonie le montre. Valable à l’heure pile. Sept minutes, c’est le suivant. Libre, dit-il. Occupé, dit le papier. D’un autre. Qui n’est pas là. Bruno passe. Son match. Le papier est dans l’autre sac. Léonie applique. Sa note. Il dit le président. Elle dit la boîte. Il attend. Comme le joueur. Sur le banc.
Il ajoute : comité, si le court est libre. Léonie note. Il l’a réservé. Lui-même. Il n’est pas libre. C’est le sien. Sans papier. Donc à personne. Les deux.
Le samedi suivant, il glisse. Enfin. Treize heures cinquante-huit. Léonie prend. Elle aligne. Il entre. Le filet est déjà baissé. L’autre joueur l’a mis. Sans papier. Par-dessus. On l’a su. On n’a rien dit. Le papier, lui, est encore dans la boîte. Humide. C’est déjà un set. Pas le sien.