Le marteau avant dix heures

Vingt-et-une heures cinquante.
Appartement neuf. Le contrat : calme de vingt-deux heures à sept heures. Le dimanche n’a rien de spécial.
Le voisin du dessous hurle. Midi. La vie normale. Il appelle la police. Il dit qu’il a parlé d’abord. Mensonge.
Rémi montre le contrat. Chaque fois. Puis le règlement. La plage de silence. Rien avant vingt-deux heures. Rien après sept.
Alors il perce. Il tape. À vingt-et-une heures cinquante. Une semaine. Même quand il n’a rien à fixer. Jusqu’à vingt-deux heures pile.
Les plaintes s’arrêtent. Ensuite, des fans de metal emménagent. À côté du voisin.
On peut crier à midi. On peut aussi l’heure. Rémi a lu. Le dessous, moins.