Le reçu du gâteau

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Un gâteau. Un ticket.

Myriam tient la table des goûters. Après une tarte maison — rien de grave, une mère a demandé la liste — la règle est simple. Industriel ou boulangerie. Le ticket scotché sur la boîte. Viviane, la directrice, a signé. Le cahier aussi. Une date. Un tampon.

Un père apporte une tarte fine. Belle. Amandes. Pas de ticket. Myriam refuse. La tarte reste dans la voiture. Les enfants ont des compotes. Le père ne revient pas chercher la boîte avant seize heures. Il fait chaud. La tarte a tenu. Les compotes aussi.

En mars, Viviane apporte des madeleines. Pour la salle des maîtres. De la maison. Myriam demande le ticket. Il n’y en a pas. Les madeleines restent dans le bureau. Personne n’y touche. Le lundi, un ticket de supermarché. Daté dimanche. Les madeleines sont sèches. Elles passent quand même. La règle. Le cahier a une ligne. Viviane a signé deux fois. Une pour la règle. Une pour le ticket.

Viviane n’apporte plus rien. Myriam non plus. Les goûters viennent du drive. Avec le mail. On l’imprime. On le scotche. Les enfants mangent. La tarte du père, on ne l’a pas revue. Les madeleines non plus. Le cahier, si.