Le registre des clés de l’église

Une ligne. Avant vêpres. Sinon, le crochet reste.
Bernadette tient le tableau. Après une bougie — oubliée, un jeudi, plus de cire — Léon, le président de la fabrique, impose le registre. Crochet. Nom. Le jour même. Avant vêpres. Une note. Un crayon. Elle aligne. On écrit. On prend. On rend. On barre. Personne n’a demandé le dimanche. Personne n’a demandé l’orgue. On a dit la ligne. On avait la ligne.
Les fleuristes. La nef. Pas de registre. À la maison. Bernadette montre la note. Les clés restent. Aux crochets. Les seaux aussi. Sous le porche. Léon passe. La tribune. Pas de ligne. Son dernier retour n’est pas signé. Dimanche. Après la messe. Bernadette applique. Sa règle. Il dit la fabrique. Elle dit le crayon. Il attend. Comme les seaux. Il ne dit plus exception. Il dit oubli.
Il ajoute : fabrique, sans registre, si l’on a déjà eu la clé. Il l’a eue. Il y a trois ans. Pour le toit. Ce n’est plus le même crochet. Bernadette le dit. Il le savait. Un peu.
Le jeudi suivant, il écrit. Enfin. Vêpres moins deux. Bernadette prend. Elle aligne. Il prend la tribune. Les fleuristes ont déjà la nef. Avec une ligne. De mercredi. Bernadette l’a donnée. Léon regarde. Derrière le tableau. Sa tribune attend. Encore. Les bougies, elles, sont déjà allumées. En bas. C’est déjà un office. Pas le sien.