Le registre des tables de pique-nique

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Une ligne. Avant midi. Sinon, la table reste.

Ginette tient le pré. Après une table — partie, un dimanche, dans un jardin — Firmin, le président du comité des rives, impose le registre. Numéro. Nom. Avant midi. Une note. Un crayon attaché. Elle aligne. On écrit. On prend. On rend. On barre. Personne n’a demandé l’ombre. Personne n’a demandé l’eau. On a dit la ligne. On avait la ligne.

Une famille. Les sacs. Pas de registre. Dans la voiture. Ginette montre la note. Les tables restent. Vides. Les nappes aussi. Dans le coffre. Firmin passe. La quatre. Au bord de l’eau. Pas de ligne. Son panier est déjà dans le coffre. Ginette applique. Sa règle. Il dit le comité. Elle dit le crayon. Il attend. Comme la famille. Il ne dit plus exception. Il dit oubli.

Il ajoute : comité, sans registre, si déjà réservée. Il l’a réservée. Juillet. Pour le quatorze. Ce n’est plus juillet. Ginette le dit. Il le savait. Un peu.

Le dimanche suivant, il écrit. Enfin. Midi moins deux. Ginette prend. Elle aligne. Il veut la quatre. La famille a déjà la quatre. Avec une ligne. De samedi. Ginette l’a donnée. Firmin regarde. Derrière le préau. Son panier attend. Encore. L’eau, elle, est déjà occupée. Par les nappes. C’est déjà un pique-nique. Pas le sien.