Le registre du chien

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Un tampon. Un carnet. Avant la grille.

Justine tient la grille. Après une alerte — rien de grave, un aboiement, un samedi — Norbert, le maire, impose le registre. Tampon de la mairie. Carnet. Date. Une note. Elle aligne. On montre. On entre. On sort. On rend. Les chiens, eux, n’ont pas de tampon. Ils ont un collier. C’est déjà trop, dit-il. Elle n’ajoute rien.

Un homme. Le chien. Pas de carnet. À la maison. Justine montre la note. Il reste. Devant. Le chien aussi. Norbert passe. Son épagneul. Le carnet est à la mairie. Fermée. Samedi. Justine applique. Sa règle. Il dit le maire. Elle dit le tampon. Il attend. Comme l’homme. L’épagneul s’assoit. Ce n’est pas une entrée. C’est un trottoir.

Il ajoute : élus, liste, à l’avance. Justine écrit un nom. Le sien n’y est pas. Elle n’a pas de chien. L’épagneul, la semaine suivante, n’y est pas non plus. C’est celui de sa femme. Justine refuse. La liste. Norbert, lui, oublie encore le carnet. Il attend. Deux minutes.

Elle lui ouvre le tiroir. Le tampon est là. Pas le carnet. Il rentre sans chien. C’est déjà une promenade. Court. Trop court. L’homme, lui, est revenu. Avec le carnet. Enfin. Le chien aussi. Ils entrent. Norbert les regarde. Derrière la grille. L’épagneul tire. La laisse est restée. Sur le barreau. Vide.