Le registre du cimetière

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Une ligne. Avant le robinet.

Fernande tient le robinet. Après un tuyau — oublié, une nuit, une allée inondée — Armand, le secrétaire, impose le registre. Nom. Allée. Durée. Une note. Un crayon. Elle aligne. On écrit. On ouvre. On ferme. On barre. Personne n’a demandé le nom de jeune fille. Personne n’a demandé le samedi. On a dit la ligne. On avait la ligne.

Une femme. L’arrosoir. Pas de registre. À la maison. Fernande montre la note. Les fleurs attendent. Un peu sèches. Armand passe. Sa mère. L’allée C. Pas de ligne. Fernande applique. Sa règle. Il dit le secrétariat. Elle dit le crayon. Il attend. Comme la femme. L’arrosoir aussi. Vide.

Il ajoute : familles du personnel, liste, à l’avance. Fernande écrit un nom. Le sien n’y est pas. Elle n’a personne ici. La mère, la semaine suivante, n’y est pas non plus. C’est son nom de jeune fille. Fernande refuse. La liste. Armand, lui, oublie encore le registre. Il attend. Deux minutes.

Elle lui tend le crayon. Pas la liste. Il rentre sans eau. C’est déjà une visite. Courte. Trop courte. La femme, elle, est revenue. Avec une ligne. Enfin. L’arrosoir aussi. Ils ouvrent. Armand les regarde. Derrière la grille. Le tuyau est resté. Enroulé. Sec.