Le registre du poulailler

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Six. Comptés. Avant le pondoir.

Armande tient la cour. Après une aube — le pondoir vide, une douzaine partie, pas de ligne — Barnabé, le président du poulailler, impose le registre. Nombre. Avant le pondoir. Une note. Un crayon attaché. Elle aligne. On compte. On écrit. On prend. On ferme. On barre. Personne n’a demandé l’omelette. Personne n’a demandé l’aube. On a dit six. On avait six.

Un couple. Les œufs. Ils ont écrit « une douzaine ». Ce n’est pas six. Armande montre la note. Le pondoir reste. Fermé. Les œufs aussi. Dedans. Barnabé passe. Le matin. Le créneau long. Il a écrit « ferme ». Sa boîte est déjà dans le panier. D’hier. Armande applique. Sa règle. Il dit le poulailler. Elle dit le crayon. Il attend. Comme le couple. Il ne dit plus exception. Il dit oubli.

Il ajoute : poulailler, sans compte, si déjà ramassé. Il l’a ramassé. À l’aube. Pour le marché. Le poulailler ne ramasse pas. Il compte. Armande le dit. Il le savait. Un peu.

Le lendemain, il écrit. Enfin. Sept heures moins deux. Six. Armande prend. Elle aligne. Il veut le pondoir. Le couple a déjà le pondoir. Avec un compte. D’hier. Armande l’a donné. Barnabé regarde. Depuis la cour. Sa boîte d’hier attend. Encore. La douzaine, elle, est déjà partie. Dans un panier. C’est déjà une omelette. Pas la sienne.