Le registre du verger

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Une caisse. Tamponnée. Avant les pommes.

Yvette tient la grille. Après une vidange — trois pommiers, un dimanche, plus de reinettes — Octave, le président, impose le registre. Foyer. Arbre. Kilos. Caisse municipale. Tamponnée. Une note. Un crayon. Elle aligne. On écrit. On entre. On sort. On barre. Personne n’a demandé le dimanche. Personne n’a demandé la sienne. On a dit la caisse. On avait la caisse.

Un homme. La sienne. En bois. Pas tamponnée. Yvette montre la note. Les municipales attendent. Empilées. Octave passe. L’arbre sept. Pas de ligne. Sa caisse est à la déchetterie. Compost. Yvette applique. Sa règle. Il dit le président. Elle dit le crayon. Il attend. Comme l’homme. La caisse aussi. Vide.

Il ajoute : adhérents, liste, à l’avance. Yvette écrit un nom. Le sien n’y est pas. Il n’a pas d’arbre. Le sept, le dimanche suivant, n’y est pas non plus. C’est le nom de sa femme. Yvette refuse. La liste. Octave, lui, oublie encore le registre. Il attend. Deux minutes.

Elle lui tend le crayon. Pas la liste. Il rentre sans pommes. C’est déjà une cueillette. Courte. Trop courte. L’homme, lui, est revenu. Avec une ligne. Enfin. Une caisse aussi. Tamponnée. Ils entrent. Octave les regarde. Derrière la grille. L’échelle est restée. Contre le tronc. Inutile.