Le ticket du broyeur municipal

1 min de lecture

Un ticket. Avant huit heures. Sinon, le broyeur reste.

Célestine tient le dépôt. Après une vis — tordue, un samedi, dans le lierre mouillé — Prosper, l’adjoint aux espaces verts, impose le ticket. Numéroté. Avant huit heures. Une note. Un crayon attaché. Elle aligne. On écrit. On démarre. On passe. On barre. Personne n’a demandé les haies. Personne n’a demandé le matin. On a dit le ticket. On avait le ticket.

Un couple. Les branches. Pas de ticket. Dans la benne. Célestine montre la note. Le broyeur reste. Éteint. Les sacs aussi. Contre le mur. Prosper passe. Le matin. Le créneau long. Pas de ticket. Son lierre est déjà dans la remorque. Célestine applique. Sa règle. Il dit les services. Elle dit le crayon. Il attend. Comme le couple. Il ne dit plus exception. Il dit oubli.

Il ajoute : services, sans ticket, si déjà réservé. Il l’a réservé. Mars. Pour la taille. Ce n’est plus mars. Célestine le dit. Il le savait. Un peu.

Le samedi suivant, il écrit. Enfin. Huit heures moins deux. Célestine prend. Elle aligne. Il veut le matin. Le couple a déjà le matin. Avec un ticket. De vendredi. Célestine l’a donné. Prosper regarde. Derrière la grille. Son lierre attend. Encore. Le broyeur, lui, est déjà lancé. Par les branches. C’est déjà une taille. Pas la sienne.